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Le NPD pourra-t-il remonter la pente au Québec?

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Le chef du NPD, Thomas Mulcair, s’adresse aux médias alors qu’il donne le coup d’envoi du caucus de ses députés en prévision de la rentrée automnale à la Chambre des communes. Il a ensuite assisté à un match de la Ligue canadienne de football en compagnie d’une vingtaine d'élus à Hamilton.

Photo : La Presse canadienne / Peter Power

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La rentrée parlementaire a lieu dans deux jours et les élus du NPD, en réunion à Hamilton, profiteront du week-end pour affiner leur stratégie. Cependant, plusieurs députés du Québec ont déjà les yeux tournés vers l'élection de 2019, préoccupés par le sort qui attend la formation dans la province.

Un texte de Louis Blouin

Plusieurs membres du caucus québécois ne s’en cachent pas : ils ont tout un chantier devant eux d’ici la prochaine élection. « On a une côte à remonter », a reconnu le député Matthew Dubé.

« On a un travail à faire sur le terrain pour regagner l’intérêt des Québécois. »

— Une citation de  Matthew Dubé, député du NPD de Chambly–Borduas

C'est un point de vue partagé par son collègue Pierre-Luc Dusseault. « Il y a des lacunes certainement et, ça, il n’y a personne qui le cache. Il y a du travail organisationnel de terrain qui doit être plus efficace. » Le jeune député pense que des efforts et des ressources supplémentaires doivent être déployés hors des circonscriptions néo-démocrates.

Le chef sortant, Thomas Mulcair, souhaite que le NPD conserve ses acquis au Québec.

« On a aspiré à faire une percée au Québec. C’est chose faite. Maintenant, il faut la protéger comme la prunelle de ses yeux. Voilà où on est rendus. »

— Une citation de  Thomas Mulcair, chef sortant du NPD

Vers une glissade au Québec?

Les députés se réunissent, dans le sud de l’Ontario, dans la province qui compte le plus de membres du NPD, soit 52 000. Le contraste ne pourrait pas être plus frappant avec le Québec et ses 5000 membres. En 2012, il y en avait plus du double.

La formation panse toujours ses blessures subies lors de la dure défaite de 2015. La course à la direction, qui met en scène des candidats peu connus, semble se heurter à l'indifférence des Québécois. Il faut ajouter à cela la délicate question de la laïcité et des symboles religieux, qui suscite un malaise au sein du parti.

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Les quatre candidats à la chefferie du NPD à Vancouver, dont Niki Ashton sur un écran de télévision depuis Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Une sortie remarquée

Le député Pierre Nantel a tiré la sonnette d'alarme cette semaine dans une lettre ouverte. Il déplore le manque de sensibilité de certains candidats à l'égard de sa province ainsi que leur position sur le projet de loi 62 étudié à l’Assemblée nationale sur la prestation et la réception de services publics à visage découvert.

« Je doute quand je vois des candidats à la chefferie de mon propre parti (…) issus d’autres provinces remettre en question la légitimité des débats qui se passent à l’Assemblée nationale et réfléchir à haute voix à d’éventuelles mesures disciplinaires fédérales », a-t-il écrit.

Même s'il n'appuie pas le projet de loi 62, Thomas Mulcair partage le point de vue de Pierre Nantel à certains égards. « J’ai parlé avec Pierre après sa lettre et lui et moi on est d’accord que le NPD sera toujours obligé de se battre pour sa présence au Québec. »

La députée Christine Moore a qualifié la sortie de M. Nantel « d’appropriée » et la voit comme une occasion pour les aspirants à la direction de se positionner. Peu importe qui sera choisi, Mme Moore a des attentes envers le prochain chef et espère que le caucus québécois sera écouté.

« Peut-être qu’on va être un peu plus exigeant qu’on l’a été dans le passé, qu’on va demander un engagement plus précis et plus fort », a illustré la députée de l’Abitibi. Elle insiste sur la nécessité de bien connaître la réalité québécoise et plus particulièrement celle des régions rurales.

Une nostalgie nommée Layton

Pour le député Robert Aubin, le prochain leader du parti doit poursuivre le travail amorcé par Jack Layton et Thomas Mulcair. « On a le devoir de s'assurer que non seulement cet héritage va se poursuivre et qu'on continue à défendre le Québec comme société distincte et dans une approche de fédéralisme asymétrique. »

Questionné sur les chances de son parti en 2019, il répond : « ça me préoccupe, sans m’inquiéter ». Il pense que le NPD a encore du temps devant lui. « C’est Bourassa qui avait dit que six mois en politique c’est une éternité? Il reste quatre éternités avant le déclenchement! »

En 2015, le NPD a fait élire 16 députés au Québec. C’est la province qui en compte le plus.

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