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Murale « osée » à Sherbrooke : Serge Paquin croit que l'artiste mérite des excuses

La murale a finalement été recouverte.

La murale a finalement été recouverte.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le conseiller municipal de Sherbrooke et président du comité exécutif Serge Paquin croit que l'auteur de la murale du parc Victoria mérite des excuses pour le traitement réservé à son oeuvre au cours des derniers jours.

Peinte en vue du Festival Bohémia, qui aura lieu en fin de semaine prochaine, la murale a semé la controverse parce qu'elle représentait au départ deux femmes nues qui sont en suspens dans les airs avec des instruments de musique qui cachent leur pubis.

La conseillère municipale Hélène Dauphinais, qui jugeait l'oeuvre sexiste, mentionnait jeudi que la Ville n'avait pas pu donner son aval au croquis, comme le veut la politique en place.

Des robes ont donc été ajoutées par l'artiste Olivier Bonnard pendant la nuit de jeudi à vendredi pour recouvrir le corps des deux femmes, au grand désarroi du président du comité exécutif, qui s'attendait à en discuter au conseil municipal lundi.

C'est une décision qui relève d'une autre époque. On n'est plus à l'époque de la Grande Noirceur, où on se met à habiller des oeuvres aussi inoffensives que ça. Je n'en revenais pas.

Serge Paquin, conseiller municipal
Cette murale, située au parc Victoria, à Sherbrooke, suscite la controverse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette murale située au parc Victoria de Sherbrooke suscite la controverse.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

La Ville n'a pas pu donner son accord à la production de l'oeuvre puisqu'il y a eu un malentendu sur la transmission du croquis au comité Tags et graffitis, ce qui n'excuse rien, mentionne Serge Paquin.

« Ce que je m'explique mal, c'est l'urgence avec laquelle on a procédé. On aurait très bien pu attendre lundi, que l'événement se déroule, et ensuite se poser la question. Je suis à peu près convaincu que les membres du conseil municipal n'auraient jamais accepté d'altérer une oeuvre publique comme celle-là, même s'il y a eu des failles au niveau de la communication. Ça demeurait une oeuvre très acceptable, même dans un parc public », soutient l'élu.

Ce dernier n'était aucunement choqué que des femmes nues soient représentées.

Si je me souviens bien, le plafond de la chapelle Sixtine, on retrouve de la nudité et des corps de femmes. Si c'est bon pour la chapelle Sixtine, peut-être qu'il y a d'autres lieux publics où on peut retrouver ça.

Serge Paquin, conseiller municipal

« Je pense qu'il ne faut surtout pas devenir des censeurs de l'oeuvre publique, ajoute M. Paquin. La liberté d'expression existe, particulièrement en art. Il y a un jugement à exercer, mais là je pense qu'on a poussé un peu loin le bouchon. »

« Rien d'offensant »

Josiane Bolduc, qui est responsable du certificat en arts visuels et enseignante à l'Université de Sherbrooke, mentionne que la murale d'Olivier Bonnard, inspirée de La danse d'Henri Matisse, s'avérait un clin d'oeil à une grande oeuvre.

« Il n'y avait rien d'offensant. Ce n'était pas très explicite et ça fait un clin d'oeil à l'histoire de l'art. On voit beaucoup ça en art contemporain. Ça fait un clin d'oeil à une grande oeuvre, qui est celle d'Henri Matisse, avec la danse, donc je ne vois rien d'offensant. »

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