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Des pêcheurs de la N.-É. manifestent devant les bureaux de Pêches et Océans

Une centaine de pêcheurs ont manifesté devant les bureaux de Pêches et Océans Canada à Digby.

Une centaine de pêcheurs ont manifesté devant les bureaux de Pêches et Océans Canada à Digby.

Photo : Radio-Canada / CBC/Paul Palmater

Radio-Canada

Des centaines de pêcheurs de homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse ont manifesté jeudi devant les bureaux du ministère des Pêches et des Océans de Digby, Meteghan et Tusket.

Un texte de Marc Babin

Ils estiment que le ministère n'en fait pas assez pour empêcher la pêche illégale dans les eaux de la baie Sainte-Marie. Ils se plaignent en particulier des pêcheurs des Premières Nations.

Les groupes autochtones ont le droit de pêcher le homard à des fins alimentaires, sociales ou rituelles, sans égard à la saison de pêche. « C'est devenu vraiment clair que la majorité des homards qui sont ramenés à terre ne sont pas utilisés pour ces raisons-là et sont plutôt vendus commercialement dans le marché », affirme Lucien LeBlanc, du groupe de pêcheurs Coldwater Lobster Association. Il a participé brièvement à la manifestation de Tusket.

On dirait que cet été, le problème est devenu plus gros. Pêches et Océans Canada est certainement au courant de ce qui se passe, mais en public, le ministère ne semble pas faire son travail.

Lucien LeBlanc, pêcheur de homard

Il craint que cette pêche ne contrecarre les efforts des dernières années pour conserver les stocks de homard. Il précise que les pêcheurs commerciaux n'en veulent pas aux pêcheurs autochtones, mais qu'ils veulent plutôt que Pêches et Océans Canada fasse respecter ses propres règlements.

Situation tendue

Le chef de la Première Nation Sipekne'katik, Michael Sack, affirme pour sa part que la situation est extrêmement tendue entre les pêcheurs commerciaux et autochtones.

Il croit que les manifestations de Digby, Meteghan et Tusket sont en fait des mesures d'intimidation envers les Micmacs. Il affirme même que des pêcheurs autochtones ont reçu des menaces.

« Je suis fier de mon peuple, qui n'a pas répliqué à la provocation », dit-il.

En fait, Michael Sack assure que les pêcheurs des Premières Nations n'ont rien fait de mal. « Je ne suis pas sûr du tout qu'ils ont vendu du homard. Mais même s'ils l'avaient fait, ils en avaient tout à fait le droit », dit-il.

Ils ne font qu'exercer leur droit de gagner leur vie et rien ne l'empêche dans les lois fédérales.

Michael Sack, chef de la Première Nation Sipekne'katik

Réponse de Pêches et Océans

Le directeur du bureau de Pêches et Océans Canada pour le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, David Whorley, confirme qu'il a reçu de nombreuses plaintes de pêcheurs commerciaux concernant la pêche autochtone. Il assure que le ministère enquête sur les allégations et qu'il a même saisi du matériel de pêche et du homard dans le cadre de cette enquête.

David Whorley rappelle que les Premières Nations ont le droit de pêcher du homard hors saison à des fins alimentaires, sociales ou rituelles. Mais il précise que ses membres ne peuvent pas vendre ces prises à des fins commerciales.

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