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Surdoses d'opioïdes : bond des hospitalisations au Nouveau-Brunswick

Des comprimés de fentanyl, un puissant analgésique
Des comprimés de fentanyl, un puissant analgésique Photo: La Presse canadienne / Graeme Roy
Radio-Canada

La crise des opioïdes qui secoue l'Ouest canadien semble avoir atteint le Nouveau-Brunswick. Le taux d'hospitalisations liées à une intoxication aux opioïdes est plus élevé dans cette province qu'ailleurs dans l'est du pays, et les jeunes sont plus touchés.

Un texte de Catherine Allard

Au Nouveau-Brunswick, 134 personnes ont été hospitalisées à la suite d’une intoxication aux opioïdes entre le 1er avril 2016 et le 31 mars 2017, selon une étude de l’Institut canadien d’information sur la santé dévoilée jeudi. Il s’agit d’une augmentation de 110 % en 10 ans.

 

La province arrive en cinquième position en ce qui concerne le taux d’hospitalisation par habitant. C’est dans les provinces du nord et de l’ouest du pays que les taux sont les plus élevés. Le Nouveau-Brunswick est cependant la province qui affiche le taux le plus élevé à l’est de la Saskatchewan.

 

Les chercheurs ont recensé les cas de personnes qui ont passé au moins une nuit à l’hôpital. Les chiffres ne tiennent pas compte des personnes qui seraient mortes dans la rue ou de celles qui se sont rendues à l’urgence sans passer une nuit à l’hôpital.

Moncton et Saint-Jean au coeur de la crise

En Atlantique, les cas d’intoxication sont surtout concentrés dans les villes de Moncton (37 cas) et de Saint-Jean (33 cas) au Nouveau-Brunswick, ainsi qu’à Halifax, en Nouvelle-Écosse (49 cas) et à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador (36 cas).

Le taux d’intoxication par habitant est cependant deux fois plus élevé dans les villes de Moncton et de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Ces villes se comparent à des villes de l’ouest du pays, comme Regina et Edmonton, où la crise du fentanyl fait des ravages.

 

« Il y a une énorme variation à l’intérieur de la province. Il est important de ventiler ces chiffres par région pour adapter notre réponse », explique Christina Lawand, chercheuse principale à l’Institut canadien d'information sur la santé.

Plus de surdoses chez les jeunes

Une intoxication liée aux opioïdes ne découle pas nécessairement de la consommation de drogues illicites, comme le fentanyl. Il peut aussi s’agir d’une prise accidentelle de médicaments d’ordonnance, par exemple.

Le taux d'hospitalisation élevé chez les jeunes de 15 à 24 ans au Nouveau-Brunswick permet cependant de croire que les surdoses de drogue sont en cause.

Le taux d’hospitalisation chez les jeunes est de 18,5 cas par 100 000 habitants au Nouveau-Brunswick, contre 13,3 cas par 100 000 habitants au Canada.

« Le fait que ce sont surtout des jeunes au Nouveau-Brunswick laisse entendre qu’il est plutôt question de surdoses de drogues illicites, parce que les jeunes ne prennent habituellement pas ces médicaments d’ordonnance », explique Christina Lawand.

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