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La région manque de vétérinaires spécialisés dans la santé des chevaux

Gaston Saucier s'occupe de ses chevaux.

Gaston Saucier est propriétaire de huit chevaux pur sang au Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Radio-Canada

Le manque de médecins vétérinaires en santé équine touche le milieu équestre de l'Abitibi-Témiscamingue depuis plusieurs années, forçant les propriétaires de chevaux à devoir sortir de la région pour offrir des soins d'urgence à leurs chevaux.

Avec les informations de Marc-Olivier Thibault

Gaston Saucier, propriétaire de huit chevaux pur-sang au Témiscamingue, déplore cette situation. Il revient tout juste de la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, où l'un de ses chevaux a été opéré.

La distance qui sépare les propriétaires des services d'urgence est grande et le temps d'intervention est crucial pour la vie de l'animal, soutient Gaston Saucier, qui a perdu une jument un peu plus tôt cette année.

J'ai une jument qui a fait une hémorragie et puis Saint-Hyacinthe a dit "amenez-là", mais le vétérinaire a dit "elle ne fera pas la route". Effectivement elle ne l'aura pas fait la route. Elle est décédée à 8h30 le soir.

Gaston Saucier

Manque d’expertise

Plusieurs cliniques vétérinaires sont établies dans la région, sans toutefois posséder une expertise en santé équine.

Il est ainsi difficile de recevoir des soins d'urgence en dehors des heures d'ouverture des cliniques, estime Gaston Saucier.

« J'appelle, mais avant 8 h, il n’y a personne après 17 heures, il n’y a personne. Il y a un service d'urgence, mais malheureusement il y a juste il y a trois vétérinaires dans le coin », soutient M. Saucier.

Recherche de solutions

L'Ordre des médecins vétérinaires du Québec connait la réalité vécue en Abitibi-Témiscamingue et travaille avec d'autres instances pour trouver une solution.

Sa présidente, Dre Caroline Kilsdonk, précise que l'Ordre ne peut obliger un vétérinaire à être de garde 24h sur 24.

Si on veut qu'il y ait une certaine couverture de soins pour chacune des espèces d'animaux, il faut qu'on soit ouvert à la possibilité qu'il y ait un délai plus long pour pouvoir couvrir les situations d'urgence.

Dre Caroline Kilsdonk

L'Ordre affirme avoir assoupli ses normes afin d'accélérer les soins d'urgence.

Abitibi–Témiscamingue

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