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Une vie culturelle à plusieurs visages à Yellowknife, ville hôte du Chant'Ouest

VIDÉO | Renouer avec ses racines : Tania Larsson se réapproprie sa culture ancestrale en partageant auprès des enfants de Yellowknife les traditions culturelles autochtones locales

Yellowknife est une ville aux influences culturelles diverses, mais la présence des Premières Nations est importante. Les Autochtones représentent 52 % de la population des Territoires du Nord-Ouest.

Un texte de Claudiane Samson

Le gala Chant'Ouest place certes à l'avant-plan la francophonie ténoise, mal connue, selon les organisateurs, mais les organisateurs ont tout de même pris soin d'y intégrer également la culture traditionnelle dénée.

Pascaline Gréau, directrice de l'Association franco-culturelle, est enthousiaste à l'idée de pouvoir faire rayonner la francophonie sur la scène nationale. « Ça permet aux gens de savoir où on est situé sur la carte, de savoir que Yellowknife, ce n'est pas au Yukon, de savoir qu'il y a une francophonie qui existe, que les francophones sont pleins de talents, qu'il y a des ressources extraordinaires par chez nous, puis qu'on est vraiment super contents de pouvoir recevoir les gens chez nous. »

affiche Chant'OuestChant'Ouest est un événement d'envergure pour la communauté franco-ténoise. Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Elle précise qu'il s'agit de recevoir les invités « sur la terre des Autochtones, la terre des peuples dénés ». Pour s'assurer que cette culture soit bien représentée lors de l'événement, les Yellowknives Dene Drummers ont été invités lors de l'ouverture et de la fermeture de la semaine d'activités. « Pour qu'on ait une prière, une bénédiction pour les 10 prochaines années, pour les 100 prochaines années », ajoute Mme Gréau.

 

Une francophonie « multifaciale »

La pluralité culturelle est l'un des aspects qui ont plu au directeur général de la Fédération franco-ténoise, originaire du Rwanda et arrivé au Canada en 1997. Bien qu'il se soit d'abord demandé comment il arriverait à survivre aux hivers, Jean de Dieu Tuyishime habite à Yellowknife depuis 2004.

Jean de Dieu TuyishimeLe directeur général de la Fédération franco-ténoise, Jean de Dieu Tuyishime, affirme que la francophonie du territoire est une francophonie multiculturelle et variée. Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

« La francophonie est multiculturelle, elle est variée, elle est inclusive. D'ailleurs, on peut dire que c'est une francophonie multicouleurs et multifaciale, comme on aime le dire. » Les francophones, dit-il, viennent d'Afrique et d'Europe, mais surtout des quatre coins du pays.

Le directeur de la Fédération croit toutefois que les Yellowknifiens tendent à laisser de côté leurs origines pour célébrer la vie d'ici et donne à titre d'exemple une sculpture sur un rocher de la vieille ville où Autochtones et francophones ont laissé les traces de leurs mains pour célébrer la diversité. Une réplique de la sculpture a été conçue pour l'Assemblée législative, précise-t-il.

parc avec murale sur un rocher présentant des empreintes de mainsL'art d'inspiration autochtone est bien présent dans les rues de Yellowknife, la capitale des Territoires du Nord-Ouest, dont 52% de la population est des Premières Nations. Photo : Radio-Canada / William Desaulniers

Les Territoires du Nord-Ouest comptent 11 langues officielles, dont 9 sont propres aux Premières Nations. « Quand nous nous rencontrons dans le comité de revitalisation des langues, nous constatons que nous avons les mêmes points de similitude quand on parle de comment on peut revitaliser nos langues, comment on peut préserver nos langues », affirme Jean de Dieu Tuyishime.

Une culture autochtone à partager

Tania Larsson, elle, de mère gwich'in, des Territoires du Nord-Ouest, et de père suédois, a grandi en France . Aujourd'hui, artiste et résidente de Yellowknife, elle se réapproprie sa culture.

« On avait beaucoup d'enseignements de notre mère, de notre culture gwich'in et, donc, quand j'étais un peu plus âgée, je voulais savoir d'où je venais, de quelle partie du Canada je faisais partie, en connaître plus sur ma culture. Donc, Yellowknife, c'était un bon centre pour déménager parce qu'il y a beaucoup de personnes de ma tribu ici et aussi beaucoup de différentes tribus à travers le Nord qui habitent à Yellowknife. »

C'est important parce que les enfants apprennent tellement vite. C'est quelque chose qu'ils devraient voir quand ils sont des enfants parce que c'est quelque chose qui est complètement normal pour nous.

Tania Larsson, artiste autochtone

L'un des ateliers qu'elle anime ces jours-ci porte sur la tradition du tannage du cuir. Elle accueille, entre autres, des groupes scolaires, un exercice essentiel, selon elle, pour le partage des cultures et des traditions.

Des enfants autochtones de Yellowknife s'initient au tannage des peaux.Des enfants autochtones de Yellowknife s'initient au tannage des peaux. Photo : Radio-Canada
 

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