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Cuisine de rue à Québec : les propriétaires d'un camion-restaurant jettent l'éponge

Le camion de cuisine de rue Food Fighers 504
Le camion de cuisine de rue Food Fighers 504 Photo: Radio-Canada / Carl Marchand

Après leur expérience estivale, les propriétaires du camion Food Fighters 504 décident de mettre fin à leur participation au projet pilote de cuisine de rue à Québec en raison notamment des règlements municipaux qu'ils jugent trop contraignants.

Un texte d’Allison Van Rassel

Les propriétaires disent avoir dû faire face à plusieurs irritants.

« La gestion des emplacements en plus de la pénurie de personnel est devenue tellement compliquée que je vends mon camion », lance Philippe Hammond, copropriétaire du camion de cuisine de rue Food Fighters 504.

Philippe Hammond, copropriétaire du camion de cuisine de rue Food Fighters 504 devant son camionPhilippe Hammond, copropriétaire du camion de cuisine de rue Food Fighters 504 (archives) Photo : Radio-Canada / Carl Marchand

Il reproche à la ville de Québec la limitation des lieux d'opération dans son projet pilote. Selon lui, la majorité des emplacements choisis sont inadéquats pour accueillir un camion de cuisine de rue.

« Il y avait des sites en construction, sans stationnement ou difficile d'accès pour les employés, des emplacements introuvables par les consommateurs ou carrément sans vie. C'est supposé être un projet pilote pour tester la viabilité alors que nous sommes limités partout », poursuit-il.

Selon lui, le succès de la cuisine de rue à Québec passe donc par l'abolition des sites choisis par la Ville.

Un employé du camion de cuisine de rue Food Fighters 504 prépare un platUn employé du camion de cuisine de rue Food Fighters 504 prépare un plat Photo : Radio-Canada / Carl Marchand

Quand je serai certain d’avoir le personnel pour faire rouler le camion là où je le voudrai au moment où je le voudrai, je reviendrai.

Philippe Hammond, copropriétaire du Food Fighters 504.

M. Hammond ajoute que la Ville ne donne pas de chance aux petits joueurs indépendants qui veulent se lancer dans la cuisine de rue.

« Le camion de cuisine de rue est une opportunité de tester ta business, explique M. Hammond. J’ai toujours voulu avoir mon restaurant, et le camion m’a prouvé que les gens aiment ce que je fais. En ce moment, le nombre de règlements que m'impose la Ville étouffe mon désir de continuer. »

Un client achète des fish n’ chips au camion de cuisine de rue Food Fighters 504Un client achète des fish n’ chips au camion de cuisine de rue Food Fighters 504 Photo : Radio-Canada / Carl Marchand

Des fish n’ chips « comme à Londres »

Le camion de cuisine de rue Food Fighters 504 s'est attiré des éloges du chef Jean Soulard, notamment pour ses fish n’ chips typiques de ceux que l'on retrouve en Grande-Bretagne.

« J’ai grandi à Londres et ça fait plus de 18 ans que je perfectionne ma recette, ajoute M. Hammond. Je ne vais pas vendre ma recette avec le camion. »

En ce moment, Philippe Hammond envisage davantage d'ouvrir un restaurant plutôt que de retourner à la cuisine de rue.

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