•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Non, l’industrie éolienne n’est pas moribonde

eolienne-Saint-Leandre

Éoliennes au Bas-Saint-Laurent

Photo : Joane Bérubé

Radio-Canada

Alors que l'avenir de l'industrie de la construction de parcs éoliens est incertain au Québec, les emplois dans la filière éolienne sont en hausse, selon le Rapport périodique des entreprises publié lundi par le Créneau d'excellence en éolien Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine.

Un texte de Brigitte Dubé, d'après une entrevue réalisée par Bruno Lelièvre à Bon pied bonne heure

Le rapport confirme que plusieurs entreprises de la région prennent leur place sur d'autres marchés et que de nouveaux produits sont conçus, précise le directeur du Créneau, Dave Lavoie.

« Des indicateurs nous mènent à croire que le niveau d’emploi a augmenté au cours de la dernière année », indique-t-il. Par exemple, le nombre d’employés est passé de 300 en janvier à 450 aujourd'hui, chez LM Wind Power.

En croissance vers le Sud et l'Ouest

Éolienne près de Windsor

Éolienne près de Windsor

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

« Du côté des services d’opération et de maintenance, des entreprises qu’on a aidées à se positionner poursuivent leur croissance sur les marchés canadien et nord-américain, ajoute le directeur. C’est le cas de Techéol, basé à Sayabec, qui emploie 103 travailleurs partout au Canada et même au Mexique. Vent de l’Est de Maria s’active au Canada et aux États-Unis. Suspendem de Gaspé est aussi en expansion jusqu’au Brésil. »

Toutefois, dans le secteur de la construction, on s’attend à une année 2018 plus tranquille.

Des équipements de constructions devant une éolienne sans hélice sur le site du futur parc éolien Nicolas-Riou

Les travaux au parc éolien Nicolas-Riou ont été perturbés par la grève des ingénieurs de l'État.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

« Les deux derniers gros parcs, soit Nicolas-Riou près de Trois-Pistoles et Mont Sainte-Marguerite dans la région de Thedford Mines, sont en cours de construction, rappelle-t-il. Il ne restera que le projet des Innus, dont les dates ne sont pas encore précisées. »

Malgré la stagnation de la construction en Gaspésie et au Québec, Groupe Ohmega de Gaspé se maintient avec un bon groupe d’employés qui font une percée en Alberta, où un bureau a été ouvert.

En effet, l’industrie éolienne mise sur l’exportation depuis plusieurs années.

On compte sur les appels d’offres en Alberta, en Saskatchewan, en Nouvelle-Angleterre et dans l’État de New York.

Dave Lavoie, directeur du Créneau d’excellence en éolien Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine

« On a une filière qui est très bien positionnée pour répondre aux développeurs qui gagneront ces appels d’offres, souligne Dave Lavoie. Parmi eux, il y a quelques compagnies québécoises. On a des entreprises aguerries qui ont déposé des projets. Ça peut nous faciliter les choses si elles remportent des appels d’offres parce qu’on les connaît bien. »

Combinaisons gagnantes avec le solaire et l’hydroélectricité

L'énergie hydroéectrique complète l'éolien

Les éoliennes ne tournent plus depuis le 22 août.

Photo : Radio-Canada/JF Deschênes

Dave Lavoie estime que l'hydroélectricité et l'énergie solaire n’entrent pas nécessairement en compétition avec l’éolien, au contraire.

« Puisque les énergies éolienne et solaire sont intermittentes, explique M. Lavoie, les barrages d’Hydro-Québec constituent la meilleure batterie pour accumuler l’électricité. Ils peuvent donc compléter ces énergies renouvelables. C’est un avantage pour d’éventuels parcs éoliens dans le Nord-Est américain. »

En outre, beaucoup d’entreprises de l’éolien ont des compétences qui peuvent être transférées de l’éolien vers le solaire.

Énergies renouvelables

Économie