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Des aliments locaux dans 16 écoles du Nouveau-Brunswick

Le chef Patrick Mills et le fermier Richard Siddall.

Le chef cuisinier Patrick Mills et le fermier Richard Siddall.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

La première livraison de produits frais est une réussite dans 16 écoles du Nouveau-Brunswick. Le partenariat entre les fermiers et les services alimentaires des cafétérias scolaires est officiellement enclenché et les étudiants peuvent désormais profiter de plus de produits locaux.

La Coopérative agroalimentaire du Nouveau-Brunswick (CANB) a commencé sa livraison dans huit écoles la semaine dernière et a doublé son offre cette semaine. Quatre-vingt-treize autres écoles pourraient choisir de se joindre au programme.

La CANB veut s’assurer que des produits frais et locaux se retrouvent dans les assiettes des élèves de la province.

Ce qui a commencé comme un mouvement de la base dans certaines écoles a maintenant un financement provincial et fédéral. De plus, son réseau de distribution est en pleine croissance.

Frédéric LaForge, le directeur général de la CANB.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Frédéric LaForge, le directeur général de la CANB.

Photo : Radio-Canada / CBC

Frédéric LaForge, le directeur général de la coopérative, est un entrepreneur dans le marché de la distribution alimentaire. Il travaille à changer les mentalités concernant les produits locaux dans les écoles. « On a à peu près 13 % de ce qui se retrouve dans les assiettes qui vient du Nouveau-Brunswick, c’est donc un gros défi de changer ça. On doit commencer à manger notre propre nourriture. »

Réserves hivernales

Les produits périssables qui ne peuvent être consommés rapidement seront cuisinés par le chef Patrick Mills. Ils seront ensuite congelés et distribués aux écoles pendant l’hiver.

M. Mills a été très occupé dernièrement au Carrefour Beausoleil de Miramichi, où il travaille à cuisiner les 15 000 livres (6800 kg) de tomates qu’il avait commandées en janvier dernier.

Les écoles de la province pourraient engloutir jusqu'à 50 000 livres de tomates selon le chef Patrick Mills.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les écoles de la province pourraient engloutir jusqu'à 50 000 livres de tomates selon le chef Pat Mills.

Photo : Radio-Canada / CBC

« Même avec 15 000 livres, j’ai peur que ça ne soit pas assez. C’est ce que nous avions commandé cette année pour commencer », explique-t-il. Toutefois, avec le succès du programme, il croit que les élèves des écoles participantes pourraient consommer jusqu’à 50 000 livres de tomates.

« C’est un peu le mode essai et erreur cette année, mais ça nous donnera une très bonne base pour l’année prochaine. On connaîtra alors les volumes de nourriture dont nous avons besoin », avance Patrick Mills.

Le modèle de la coopérative repose sur plusieurs petites fermes qui répondent à une partie de la demande. Richard Siddall, de Siddall’s Farm, fournit du bœuf à Patrick Mills depuis les Jeux de l’Acadie du début de l'été, à Fredericton. Il avait alors fourni plus de 200 kilos de viande pour nourrir tous les participants.

Pour Frédéric Laforge, de diriger le pouvoir d’achat des écoles vers le marché local aidera les petites fermes à grandir. Plus ces fermes grandiront, plus le volume de nourriture locale dans nos écoles grandira aussi, explique-t-il.

M. Laforge espère que cette chaîne se répercutera sur le système de transformation et de distribution en créant de nouveaux emplois.

Le premier point de distribution sera à Moncton, mais il prévoit qu’il y en aura plusieurs autres tout autour de la province.

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