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Une Québécoise près d'Orlando offre un refuge aux Floridiens

La Québécoise Christiane Moisan offre le gîte aux Floridiens forcés de quitter leur résidence en raison de l'ouragan Irma.

La Québécoise Christiane Moisan offre le gîte aux Floridiens forcés de quitter leur résidence en raison de l'ouragan Irma.

Photo : Radio-Canada / Christian Noël

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Le frigo est rempli. Le garde-manger aussi. J'ai fait la popote, ma sauce à spaghetti. On est prêts à accueillir les voisins qui veulent venir se réfugier chez nous », dit la Québécoise Christiane Moisan, en Floride.

Un texte de Christian Noël, envoyé spécial en Floride

On dirait presque que Mme Moisan prépare un réveillon de Noël. Ce ne serait pas surprenant, puisqu’elle habite la localité de Christmas (oui, oui, Christmas, près d’Orlando!) depuis 2013. Mais les préparatifs n’ont rien de bien réjouissant quand l’ouragan Irma s’invite à dîner.

Une pancarte bleu foncé souhaitant la bienvenue dans la localité de Christmas, en Floride.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une pancarte souhaitant la bienvenue dans la localité Christmas, en Floride.

Photo : Radio-Canada / Christian Noël

« On n’a jamais rien vu de tel, la force des vents est inimaginable, indique Christiane. En plus, on est du mauvais côté de la tempête, celui où les vents seront les plus violents. »

Certains de ses voisins sont des personnes âgées ou malades. « C’est sûr qu’il y en a des bornés qui vont rester chez eux, reconnaît-elle. Mais on a fait le tour et on a invité tout le monde à venir se réfugier chez nous. »

Christiane a transformé sa maison en refuge non officiel durant la saison des ouragans.

« On ne refuse personne, ni les chiens ni les chats. On a même déjà eu des chèvres! »

— Une citation de  Christiane Moisan, une Québécoise qui offre un refuge en Floride
Une maison jaune photographiée devant un ciel gris menaçant.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La maison de Christiane Moisan

Photo : Radio-Canada / Christian Noël

Elle affirme que sa maison, bâtie à même l’atelier de construction de son copain qui travaille dans le domaine de la réfrigération, est l'une des plus sécuritaires de la région. L’édifice est serti de volets en métal aux fenêtres. Il est aussi équipé d’une génératrice industrielle qui peut fournir de l’électricité pendant plusieurs semaines si nécessaire.

Un réfrigérateur qui semble plein et qui est notamment rempli de condiments, de bouteilles de bière et de vin, d'oeufs et de lait.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le réfrigérateur de Christiane Moisan

Photo : Radio-Canada / Christian Noël

« Même durant les pannes d’électricité à venir, on aura de l’air conditionné. On a même des gens qui vont nous appeler et on va aller chercher leur congélateur et les brancher ici pour ne pas qu’ils perdent leur viande », explique-t-elle.

La petite communauté de Christmas est tissée serrée, confie Christiane. Les gens sont très croyants, très généreux, tout le monde se rend la pareille.

500 réfugiés dans une école

À 50 kilomètres plus loin, dans une école d’Orlando, des enfants s’amusent et courent partout dans le gymnase. Ce sera leur salle de jeu et leur chambre à coucher pour les prochains jours.

Ceux qui sont arrivés les premiers ont pris les places de choix, dans les coins ou le long des murs, pour avoir un peu plus d’intimité.

Une petite fille noire qui porte un chandail de Superman court dans un gymnase.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des enfants qui jouent dans un gymnase, en Floride.

Photo : Radio-Canada / Christian Noël

Cinq cents réfugiés sont attendus dans cette petite salle. Ils arriveront quand l’ouragan Irma se rapprochera encore plus d’Orlando.

Wilbur a décidé de se réfugier de la tempête dans cette école plutôt qu’à la maison. « J’ai de gros arbres tout autour qui pourraient tomber. Endommager ma maison, ce n’est rien. Mais si je suis à l’intérieur, je pourrais y laisser ma peau », dit-il.

Un Noir portant une casquette blanche et une chemise bleue regarde la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un homme se prénommant Wilbur.

Photo : Radio-Canada / Christian Noël

Milroy Galledo est un peu dans la même situation. Elle a trouvé refuge dans l'école avec son mari et son garçon d’un an. « Nous ne savons pas si notre vieille maison est assez solide soutenir la force de l’ouragan, dit-elle. Alors ici, c’est plus sécuritaire. »

Une femme, portant un t-shirt vert et souriant à la caméra, tient un petit garçon dans ses bras. Elle est accotée à un mur gris. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une mère se nommant Milroy Galledo.

Photo : Radio-Canada / Christian Noël

Mme Galledo est arrivée avec des matelas, des couvertures, des provisions, de l’eau et de la nourriture pour bébé. « Le plus dur sera de le garder occupé durant tout ce temps », confie la maman.

Elle a été prévoyante. « J’ai apporté ses marionnettes préférées, un chien et un singe, pour nous aider à passer le temps. On fera du théâtre pour le distraire des dangers de la tempête », indique-t-elle.

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