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Les voies de l'autoroute 95 près de la frontière entre les États de la Géorgie de la Caroline du Sud sont bondés. Des milliers de personnes évacuent leur domicile à l'approche de l'ouragan Irma.

Les voies de l'autoroute 95 près de la frontière entre les États de la Géorgie de la Caroline du Sud sont bondés. Des milliers de personnes évacuent leur domicile à l'approche de l'ouragan Irma.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près de 6,5 millions de Floridiens ont maintenant été appelés à évacuer leur demeure afin de fuir l'ouragan Irma, qui se dirige tout droit sur eux après s'être abattu sur Cuba. Cet exode du quart de la population floridienne pourrait constituer l'une des plus importantes évacuations de l'histoire des États-Unis.

Les autorités fédérales américaines sont en alerte maximale. Le gouverneur de Floride, Rick Scott, a invité toutes les personnes se trouvant dans des zones d'évacuation à partir sur-le-champ.

« Le temps presse. Il s'agit d'une tempête de dimension catastrophique, inconnue encore pour notre État. »

— Une citation de  Rick Scott, gouverneur de Floride

Les résidents qui s’obstinent à rester sur place ont été avertis qu’ils le faisaient à leurs risques et périls.

« Quand la tempête commencera, il n’y aura plus d’hélicoptères ni d’ambulances. Nous ne viendrons pas vous chercher. Si vous appelez le 911, personne ne répondra. Nous pouvons vous aider maintenant. On a encore du temps. »

— Une citation de  Roman Gastesi, administrateur du comté de Monroe, Floride
Certaines personnes ne semblent pas craindre l'arrivée de l'ouragan Irma et choisissent de profiter d'une plage déserte au lieu d'évacuer l'État de la Floride.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Certaines personnes ne semblent pas craindre l'arrivée de l'ouragan Irma et choisissent de profiter d'une plage déserte au lieu d'évacuer l'État de la Floride.

Photo : Getty Images / Spencer Platt

Moins de temps pour évacuer, plus d'abris

Des bus scolaires jaunes aident à l'évacuation en Floride. Plus de 72 000 habitants ont déjà trouvé refuge dans les quelque 390 abris.

« Il y a encore de la place pour plus de gens », a insisté le gouverneur en fin de journée. Notre plus grande priorité est de protéger des vies. Aucune ressource ni expertise sera ménagée pour protéger les familles. »

D'autres abris ont ouvert partout en Floride, alors que certains à Punta Gorda sont déjà à pleine capacité.

La Sécurité intérieure ne vérifiera pas le statut d'immigration dans ces abris, a assuré la secrétaire du département Elaine Duke. « Chacun devrait se sentir à l'aise de trouver refuge et d'être en sécurité, avec l'eau et la nourriture dont il a besoin », a-t-elle expliqué.

Plus au nord, la côte atlantique de Georgie fait l'objet d'une évacuation obligatoire, a annoncé le gouverneur de l'État, Nathan Deal.

Environ 500 000 personnes doivent évacuer les lieux. Les habitants des îles en bordure de la Caroline du Nord ont également été sommés de quitter leur demeure. La Virginie et l'Alabama sont pour leur part en état d'urgence.

À Cuba, qui vient de subir les forces dévastatrices d'Irma, plus d'un million de personnes ont été évacuées depuis mercredi.

Trafic à perte de vue et aéroports bondés

En Floride, des milliers d’automobilistes ont envahi les autoroutes 10, 95, et 75 ainsi que la voie rapide Florida's Turnpike afin de quitter les régions côtières pour se rendre dans le nord.

Les autorités du transport ont fait savoir aux automobilistes floridiens se dirigeant vers la région d’Atlanta que le trajet pourrait durer jusqu’à quatre heures de plus que d'habitude.

Des policiers surveillent les autoroutes afin d’aider les conducteurs à la suite d’accrochages ou lorsque leurs véhicules ont des problèmes ou tombent en panne.

Des pompes à essence vides d'une station à essence de la petite Havane de Miami ont été enveloppées de plastique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des pompes à essences vides d'une station à essence de la petite Havane de Miami ont été enveloppées de plastique.

Photo : Getty Images / AFP/SAUL LOEB

Les stationnements des stations-service et des haltes pour camions débordent de véhicules collés les uns sur les autres. Certains conducteurs ont attendu tellement longtemps avant de pouvoir faire le plein qu’ils sont tombés en panne.

Les réserves de carburant se font aussi de plus en plus rares. À Miami et aux alentours, toutes les stations-service sont à sec depuis des jours.

La police de la Floride a dû escorter des camions-citernes afin qu’ils atteignent les stations d’essence.

Une seule bonne nouvelle : les prix de l’essence se sont stabilisés, principalement en raison de l’état d’urgence décrété par la Floride.

Le département du transport de la Georgie a de son côté suspendu jusqu’à mercredi la construction sur les autoroutes et routes nationales en raison du trafic monstre attendu.

Visitez notre dossier sur les ouragans Harvey et Irma 

Les aéroports et les transporteurs aériens ont accéléré la cadence à partir de vendredi pour faire décoller les avions de la Floride.

Les stationnements des aéroports de Miami, Orlando et Fort Lauderdale sont pleins. De nombreux vols sont décalés ou annulés.

L’aéroport d’Orlando doit fermer au courant de la journée, samedi et ce, jusqu’à lundi, tout comme l’ont déjà fait les aéroports de Miami et Fort Lauderdale.

Dario Perdomo et Alejandra Valde quittent leur condominium de Miami Beach avant l'arrivée de l'ouragan Irma.
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Dario Perdomo et Alejandra Valde quittent leur condominium de Miami Beach avant l'arrivée de l'ouragan Irma.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Les Floridiens n'ont plus connu d'ouragan aussi violent depuis Wilma, en 2005, qui avait privé 3,6 millions de foyers d'électricité, parfois pendant des semaines.

Cette fois, les autorités s'attendent à ce que 9 millions de foyers se retrouvent sans électricité. Les vents prévus seront assez forts pour arracher les toits des édifices, déraciner des arbres et des poteaux électriques. La tempête pourrait apporter jusqu’à 500 millimètres de pluie.

En 1992, l'ouragan Andrew, l'un des plus destructeurs dans la région, avait fait près de 65 morts.

Avec les informations de Reuters, CNN, et The New York Times

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