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Hydro-Québec lorgne un contrat à New York

Une forte hausse des exportations d'électricité a stimulé les profits d'Hydro-Québec, cette année.

Une forte hausse des exportations d'électricité a stimulé les profits d'Hydro-Québec, cette année.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après le Massachusetts en juillet, Hydro-Québec se tourne vers l'État de New York dans l'espoir de sécuriser ses exportations en décrochant un contrat d'approvisionnement à long terme.

La société d'État a répondu vendredi à l'appel de propositions de la New York Power Authority (NYPA), qui prévoit l'achat d'au moins 1 térawattheure (TWh), en déposant deux scénarios qui ratissent large.

Dans un premier temps, Hydro-Québec propose d'ajouter 80 mégawatts de capacité à son interconnexion de Cedar Rapids, située en Montérégie, ce qui lui permettrait de fournir au total 0,7 TWh.

« On ne parle pas d'une nouvelle infrastructure ou de nouveaux permis. C'est une ligne de transmission qui existe déjà. C'est relativement simple à réaliser sur le plan technique. »

— Une citation de  Gary Sutherland, porte-parole d'Hydro-Québec

Cette option nécessiterait des investissements de 9 millions de dollars, a indiqué Hydro-Québec. Il serait possible d'acheminer de l'hydroélectricité vers New York à compter de mars 2021.

Mais puisque la NYPA a lancé un appel de propositions plutôt qu'un appel d'offres, il se pourrait que les autorités new-yorkaises en viennent à la conclusion qu'une quantité beaucoup plus importante d'électricité est nécessaire.

Par rapport à son niveau de 1990, l'État s'est notamment fixé l'objectif de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.

Ainsi, Hydro-Québec propose une nouvelle infrastructure de transport entre le Québec et New York, ce qui permettrait à la société d'État d'exporter entre 5,8 et 8,3 TWh d'hydroélectricité. Ce scénario prévoit également que l'on pourrait bonifier la capacité d'infrastructures existantes.

Si les autorités new-yorkaises optent pour une nouvelle ligne de transport, il est permis de croire que le Champlain Hudson Power Express, qui dispose déjà de l'ensemble des permis nécessaires à sa réalisation, serait bien positionné pour être considéré.

Estimé à environ 2,2 milliards de dollars américains, ce projet, dont la mise en service est prévue en 2021, relierait le Québec à Yonkers, à proximité de la ville de New York.

Même si la société d'État ne s'avance pas sur les revenus qui pourraient être générés par l'obtention d'un éventuel contrat, l'appel de propositions de la NYPA et celui du Massachusetts sont au coeur de sa stratégie visant à doubler son chiffre d'affaires d'ici 2030.

Hydro-Québec devrait savoir vers la fin octobre dans quelle direction iront les autorités new-yorkaises. Elle estime toutefois être en mesure de se démarquer étant donné qu'elle peut assurer un approvisionnement continu ainsi que de l'énergie propre. « Il est très possible que plusieurs projets soient retenus », souligne M. Sutherland.

Des exportations profitables

Une forte hausse des exportations d'électricité a stimulé les profits d'Hydro-Québec, qui, cette année, a pu compter sur l'une de ses principales interconnexions vers la Nouvelle-Angleterre.

La société d'État a dévoilé vendredi un bénéfice net de 359 millions de dollars, en hausse de 17 % par rapport à 306 millions de dollars à la même période l'an dernier.

Cette performance s'explique en grande partie par les exportations nettes d'électricité à l'extérieur du Québec qui ont bondi de 40 %, ou 101 millions de dollars, pour s'établir à 347 millions de dollars.

« Nous avons pu compter sur l'ouverture du marché vers le Massachusetts pendant le deuxième trimestre. »

— Une citation de  Lise Croteau, chef de la direction financière d'Hydro-Québec

L'an dernier, en raison de travaux majeurs, la société d'État n'avait pu compter sur sa ligne reliant les postes Radisson, dans le nord du Québec, et Sandy Pond, à Ayer, dans l'État du Massachusetts. Cela avait alors grandement contribué à un recul de 58 millions de dollars de ses revenus d'exportation.

Pour la période de trois mois terminée le 30 juin, le chiffre d'affaires d'Hydro-Québec s'est établi à 2,9 milliards de dollars, en progression de 3,2 % par rapport au deuxième trimestre de l'exercice précédent.

Grâce à ses instruments de couverture, Hydro-Québec a obtenu un prix moyen de 4,7 cents du kilowattheure sur les marchés, alors que le prix moyen était d'environ 3,8 cents le kilowattheure, a précisé Mme Croteau.

Au total, les volumes d'exportations nettes à l'extérieur de la province ont été de 7,4 TWh, en progression d'environ 1 TWh sur un an.

La demande hors Québec semble au rendez-vous depuis le début de l'année, étant donné qu'Hydro-Québec a exporté un volume record de 17, 5 TWh. Les revenus tirés des ventes d'électricité à l'extérieur se sont chiffrés à 840 millions de dollars, en hausse de 3,3 %.

Au cours du deuxième trimestre, les ventes d'électricité ont fléchi de 47 millions de dollars par rapport à la même période en 2016 étant donné que les températures se sont avérées moins froides en avril.

À mi-chemin dans son année financière, les profits de la société d'État sont demeurés stables, à 1,9 milliard de dollars, alors que ses revenus sont passés de 7,12 milliards de dollars à 7,16 milliards de dollars.

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