•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Le 10 septembre 2007 débutait la commission Bouchard-Taylor

    Radio-Canada

    Il y a 10 ans, le philosophe Charles Taylor et le sociologue Gérard Bouchard parcouraient le Québec pour entendre les inquiétudes identitaires des citoyens. La commission Bouchard-Taylor avait pour but de se pencher sur les questions liées aux accommodements consentis aux minorités culturelles et religieuses. Retour sur trois grandes étapes de cette commission.

    Le 8 février 2007, le premier ministre du Québec Jean Charest annonce la création de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles. Au Téléjournal animé par Bernard Derome, le journaliste Alain Picard explique ce qui a conduit à la mise sur pied de cette commission. Un mois plus tôt, l’adoption par la municipalité d’Hérouxville d’un code de vie (Nouvelle fenêtre) destiné aux immigrants avait fait grand bruit dans les médias. Selon certains, cet événement représentait un malaise identitaire déjà présent au Québec.

    Téléjournal, 9 septembre 2007

    Quelques mois plus tard, le 10 septembre 2007, les audiences publiques débutent. La veille, le journaliste Jean-Sébastien Cloutier fait un rappel des événements qui ont mené à la création de la commission dans un reportage du Téléjournal du 9 septembre 2007. Outre la controverse entourant Hérouxville, le jugement sur le port du kirpan à l’école ou encore l’installation de vitres givrées au YMCA d’Outremont avaient contribué à alimenter le débat. Plusieurs jugeaient « déraisonnables » ces accommodements.

    Ce qui divise, c’est quand les gens voient l’intolérable, et voient que l’intolérable a été toléré à l’intérieur même de nos services publics.

    Mario Dumont, chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ)

    Téléjournal, 22 mai 2008

    Après trois mois de travaux, 17 villes parcourues et 3400 personnes entendues, Gérard Bouchard et Charles Taylor déposent leur rapport final en mai 2008. Les commissaires y font 37 recommandations.

    Au Téléjournal de fin de soirée du 22 mai 2008, le lecteur Bernard Derome annonce le dépôt du rapport. Le journaliste Jean-Sébastien Cloutier analyse le document de plus de 300 pages. Constat principal : il n’y a pas de crise majeure au Québec, mais un malaise identitaire existe. Parmi les recommandations, l’interdiction du port de signes religieux pour les employés de l’État en position d’autorité et le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale font réagir.

    Québec ne tarde pas à commenter le rapport comme l’explique la journaliste Josée Thibeault dans son reportage. Le gouvernement Charest affirme qu’il prendra le temps de bien étudier les conclusions des commissaires, mais s’oppose déjà au retrait du crucifix. Selon Jean Charest, cette croix représente « notre patrimoine religieux et historique » et s’inscrit dans une tradition.

    10 ans plus tard, le débat sur la laïcité continue de faire la manchette au Québec. En 2015, le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse (Nouvelle fenêtre) renonçait à interdire le port de signes religieux, même pour les employés en position d’autorité. Le gouvernement Couillard tournait ainsi le dos aux recommandations du rapport Bouchard-Taylor. En ce sens, Charles Taylor avait déclaré (Nouvelle fenêtre), en février 2017, ne plus endosser cette recommandation.

    Encore plus de nos archives 

    Archives

    Politique