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Radiohead « consterné » par la suspension des accusations liées à l’effondrement d'une scène à Toronto

Radiohead en concert à Coachella en avril 2017

Radiohead en concert à Coachella en avril 2017

Photo : Getty Images / Trixie Textor

La Presse canadienne

Les membres de Radiohead se disent « consternés » par la suspension des accusations liées à l'effondrement fatal d'une scène sur laquelle ils devaient jouer à Toronto, en 2012.

Mardi, une juge a déterminé que le système judiciaire avait failli à son devoir en accordant au dossier un trop long délai avant d'en arriver au procès.

Dans une déclaration, le groupe a indiqué que la décision « n'offre aucune consolation, résolution ni assurance que ce genre d'accident ne se reproduira pas ».

Les musiciens ont ajouté que c'était une insulte à la mémoire de Scott Johnson, à ses parents et à leur équipe.

 

Scott Johnson, un technicien britannique de 33 ans, a été tué le 16 juin 2012, quelques heures avant l'arrivée attendue de Radiohead sur scène au parc Downsview. Trois personnes ont été blessées.

Un an plus tard, l'entreprise de divertissement Live Nation, l'ingénieur Domenic Cugliari et le fournisseur Optex Staging ont été accusés de 13 chefs en vertu des lois provinciales sur la santé et la sécurité.

Photo de camions de pompier et d'une ambulance au parc Downsview après l'accident.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des véhicules d'urgence sur les lieux de l'effondrement en juin 2012.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Au printemps, alors que le procès devait se conclure après 40 jours d'audiences répartis sur 14 mois, le juge Shaun Nakatsuru a dû annuler les procédures après avoir été nommé à un tribunal supérieur. L'annulation a été confirmée en mai et de nouvelles procédures devaient commencer lundi pour se conclure en mai 2018.

La juge Ann Nelson, de la Cour de justice de l'Ontario, a toutefois noté que la Cour suprême du Canada a imposé une limite de 18 mois pour les procédures des tribunaux provinciaux, et ce dossier – qui aurait pris près de cinq ans à se compléter si un deuxième procès avait été accordé – aurait nécessité plus de trois fois cette limite.

La juge Nelson a reconnu que sa décision aurait un effet négatif sur les victimes de l'effondrement, particulièrement sur la famille de M. Johnson.

« Il n'y a pas de doute que cette décision sera incompréhensible pour la famille de M. Johnson, qui aurait raison de se plaindre que justice n'a pas été rendue », a déclaré la juge.

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