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Du fentanyl détecté dans 81 % des morts par surdose en Colombie-Britannique

Un comprimé de drogue

Le fentanyl est responsable de 81 % des morts par surdose en Colombie-Britannique.

Photo : Gendarmerie royale du Canada

Radio-Canada

Le fentanyl est responsable de 706 morts par surdose sur 876 en Colombie-Britannique depuis le début de l'année 2017, selon le rapport du coroner de la province.

Le nombre de surdoses causées par le fentanyl a explosé, augmentant de 143 % en seulement un an. Comme lors des mois précédents, les hommes sont les plus à risque. Ils comptent pour 83 % des morts.

Les trois quarts des victimes sont âgées de 30 à 60 ans. Les régions les plus touchées sont Vancouver, Surrey et Victoria.

Si les chiffres demeurent alarmants, il reste tout de même une lueur d’espoir : le nombre mensuel de morts par surdose est passé de 147 en avril à 91 en juillet.

L’isolement est le pire ennemi

Selon le directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver, le Dr Brian Conway, l’ennemi à combattre est l’isolement des victimes.

Le rapport du coroner rapporte que 90 % des morts impliquent une personne seule dans un endroit privé. Le Dr Conway déplore le manque d'accès à l’aide communautaire.

Il ajoute que les victimes, de conditions sociales diverses, sont souvent aux prises avec des difficultés financières, ainsi que des problèmes de logement et de nourriture.

[Les toxicomanes] ont, jusqu’à un certain point, perdu espoir.

Le Dr Brian Conway, directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver

L’approche humaine comme solution

Si l’absence de morts dans les centres d’injection notée par le coroner prouve l’efficacité de ces lieux, ils ne constituent pas, en eux-mêmes, la solution à la crise, estime le Dr Conway.

Ces centres, tout comme la distribution de naloxone, sont certainement un bon moyen de soutenir les personnes toxicomanes et de les aider à s’en sortir, mais le médecin rappelle que l’approche humaine demeure la solution la plus efficace.

Ils ont perdu l’idée de c’est quoi, être un être humain.

Le Dr Brian Conway, directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver

Selon lui, le meilleur traitement à long terme ne doit donc pas viser à éliminer la consommation de drogue, mais la souffrance et l’isolement qui y conduisent.

Crise des opioïdes

Santé