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45,3 M$ et 2 mois pour réparer la voie ferrée à Churchill, dit un rapport

Une photographie montre l'ampleur des dégâts sur le chemin de fer vers Churchill, au Manitoba.

Une photographie montre l'ampleur des dégâts sur le chemin de fer vers Churchill, au Manitoba.

Photo : OmniTRAX Rail Inc.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les travaux nécessaires à la réparation du chemin de fer endommagé qui mène à la ville manitobaine de Churchill, située dans la baie d'Hudson, coûteront environ 43,5 millions de dollars, conclut un rapport du bureau d'ingénieurs-conseils AECOM, dévoilé mercredi.

L’analyse a été préparée à la demande de l’entreprise de transport ferroviaire américaine OmniTRAX, qui est propriétaire et exploitant de la voie ferrée.

Une importante inondation en mai a ravagé une section de 249 km du chemin ferroviaire qui sillonne 1010 km du Nord manitobain. Depuis, Churchill est devenue une collectivité isolée, qui n’est plus accessible par voie terrestre.

Le document d’AECOM fait état de plus de 20 endroits dans cette zone inondée où les graviers de la voie ont été emportés par les eaux de crue et répertorié 130 emplacements endommagés.

Le rapport présente un plan en 60 jours qui permettrait de restaurer le service ferroviaire à Churchill d’ici début novembre. Cependant, compte tenu de l’éloignement de la collectivité et de la courte durée de la saison de construction qui reste, les experts-conseils préviennent que le projet est, du moins, « ambitieux ».

La disponibilité d'entrepreneurs, d’équipement et de matériaux de construction ainsi que la possibilité d'un gel hâtif risquent également de mettre des bâtons dans les roues du projet.

Des copies du rapport ont été envoyées au Bureau du premier ministre, Justin Trudeau, au gouvernement manitobain, à Transports Canada, à l’Organisation des mesures d’urgence (OMU) du Manitoba ainsi qu’à d’autres parties prenantes.

D’après le rapport, AECOM est en train de préparer des documents contractuels en vue de lancer un appel d’offres début septembre. Toutefois, OmniTRAX ne s'est pas engagée à assumer le coût des travaux de réparation, ce à quoi Ottawa rétorque qu'elle y est obligée par contrat.

Un maire laissé dans l’ignorance

Le maire de Churchill, Mike Spence, déplore le fait qu’il n’a pas fait partie de la liste de distribution du rapport et dit avoir appris le contenu de ce dernier par les médias.

L’élu fustige également OmniTRAX pour sa proposition d’offrir aux représentants de la Ville de Churchill une séance d’information technique vendredi, soit plusieurs jours après le partage du rapport final avec Ottawa, le gouvernement du Manitoba, VIA Rail, Missinippi Rail et plusieurs autres services gouvernementaux.

« À ce point-ci, je ne sais même plus si le jeu en vaut la chandelle », regrette M. Spence, parlant de l’invitation de la compagnie américaine.

Même s’il trouve la situation « frustrante », le maire Spence a quand bon espoir que les travaux puissent être terminés avant l'arrivée de l'hiver.

Selon un texte de Sean Kavanagh, CBC News

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