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Projet de loi 144 : des craintes pour les parents qui font l’école à la maison 

Une adulte aide un enfant à faire ses devoirs

Le projet de loi 144 suscite des craintes auprès des parents qui font l'école à la maison.

Photo : Radio-Canada / Tamara Alteresco

Radio-Canada

Les parents qui font l'école à la maison ont suivi attentivement cette semaine la commission parlementaire sur le projet de loi 144. Ce projet de loi, qui vise à garantir à tous les enfants de 6 à 16 ans l'accès à l'éducation, encadrera mieux les familles qui ont fait ce choix.

Un texte d’Isabelle Damphousse

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, souhaite mettre de l’ordre dans les règles encadrant ce choix éducatif. (Nouvelle fenêtre)

Plus tôt cette semaine, il a laissé entendre qu’il voulait respecter les droits des parents tout en évitant les abus et les laisser-aller.

La future législation, si elle est acceptée telle quelle, suscite des craintes auprès des parents qui font l’école à la maison.

Ils jugent que le projet de loi contient des zones grises qui risquent de compromettre leur droit.

Selon Laetitia Toanen, une mère de famille de Rimouski qui enseigne à la maison à ses trois enfants, le concept de réussite scolaire est un exemple de son désaccord avec ce qui est proposé. Selon elle, le gouvernement ne devrait pas être en mesure de retirer le droit à l’éducation à domicile aux enfants qui sont en échec scolaire.

 C’est un droit au Québec et au Canada et il n’est pas conditionnel à la réussite scolaire. Il y a plein d’enfants dans les écoles qui sont en échec et on ne les retire pas des écoles. 

Laetitia Toanen, mère de trois enfants qui enseigne à la maison

5000 enfants à l’école à la maison au Québec

Environ 25 familles ont choisi ce modèle d’enseignement dans la région de Rimouski.

Jusqu’à maintenant, les évaluations et le soutien offert par la Commission scolaire des Phares respectent les projets éducatifs des familles, selon Mme Toanen.

Ce qui n’est pas nécessairement le cas dans toutes les régions du Québec.

Certains parents se disent victimes d’intimidation de la part de certaines commissions scolaires. Selon Amélie Delage, de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile, « il a beaucoup de gens qui voudraient qu’on se fasse imposer le suivi par évaluation ou par examen, que la logique scolaire soit calquée à la maison. »

Ce qui explique, selon l’Association, pourquoi il y a seulement 1000 enfants inscrits au système scolaire québécois qui font l’école à domicile, alors qu’elle estime qu’ils seraient véritablement aux alentours de 4000 à suivre ce parcours sans y être inscrits.

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Éducation