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Un expert en environnement au procès de Ristigouche-Sud-Est contre Gastem

Jean-Sébastien Bernier, biologiste et propriétaire de Biofilia, témoigne au procès qui oppose Gastem à la municipalité de Ristigouche-Partie-Sud-Est.
Jean-Sébastien Bernier, biologiste et propriétaire de Biofilia, témoigne au procès qui oppose Gastem à la municipalité de Ristigouche-Partie-Sud-Est. Photo: Radio-Canada

Le procès de la compagnie Gastem contre la municipalité de Ristigouche-Partie-Sud-Est s'est poursuivi pour une troisième journée, au palais de justice de New Carlisle.

Un expert en environnement de la firme Biofilia, engagé par Gastem, a témoigné jeudi matin.

Jean-Sébastien Bernier, biologiste et propriétaire de Biofilia, était chargé de mener l'étude environnementale exigée par le ministère de l'Environnement avant l'exécution d'un forage exploratoire.

On a réussi à identifier la zone de moindre impact de façon à ce que le projet puisse se dérouler en conformité avec les lois et règlements.

Jean-Sebastien Bernier, biologiste et propriétaire de Biofilia

Selon lui, toutes les normes en vigueur à l'époque ont été respectées et même davantage.

Jean-Sébastien Bernier a affirmé que plusieurs études sur la faune et la flore ont été réalisées, même si le gouvernement ne demande pas une telle mesure, afin que personne ne puisse revenir contre la compagnie.

La municipalité de Ristigouche-Sud-Est avait quant à elle basé son règlement sur les études scientifiques disponibles à l'époque.

Ces données démontraient que dans certains cas, les forages pouvaient contaminer le sol dans un rayon qui peut s'étendre jusqu'à deux kilomètres.

Le consultant de Gastem a admis que c'est bel et bien le cas, mais que chaque site est différent. Selon son analyse du secteur de Ristigouche-Sud-Est, il n'y aurait aucun risque de contamination des puits d'eau potable dans un tel rayon.

On a découvert que l'écoulement des eaux souterraines n'était pas dans le sens des puits d'eau potable à proximité... L'orientation des eaux souterraines n'était pas vers ces puits-là.

Jean-Sebastien Bernier, biologiste et propriétaire de Biofilia

Le spécialiste a ajouté qu'il n'y avait aucune espèce en danger sur le site prévu pour le forage exploratoire.

L'ancienne conseillère municipale qui a appuyé l'adoption du règlement, Diane Collins, a aussi livré son témoignage. Celui-ci était inspiré du règlement dit de Saint-Bonaventure. Sous les questions de Me Kochenburger, elle a confié que des citoyens ont exercé beaucoup de pression sur le conseil pour faire adopter un règlement pour protéger l'eau potable.

Elle ajoute cependant qu'elle croyait au bien-fondé de cette réglementation.

Nous autres aussi, on voulait protéger notre eau. J'ai mon petit-fils, j'ai ma fille dans cette rue-là. On [voulait] être sûrs que notre eau était bonne à boire.

Diane Collins, ancienne conseillère municipale

Les témoignages se poursuivront vendredi.

Ce sera au tour d'Annette Sénéchal, l'ancienne mairesse de Ristigouche-Sud-Est. Son témoignage sera suivi de celui de Suzanne Bourdages, l'ancienne directrice générale de la municipalité.

D'après les informations de Léa Beauchesne

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