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Université franco-ontarienne : un appui conditionnel 

Un étudiant avec son sac à dos
Un étudiant avec son sac à dos Photo: iStock
Radio-Canada

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) accordent leur appui conditionnel au rapport du Conseil de planification pour une université de langue française.

Un texte de Caroline Bourdua

Au cours d’un point de presse, les présidences des trois organismes ont fait valoir leur position dans une lettre envoyée aux ministres Deborah Matthews de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle et Marie-France Lalonde aux Affaires francophones.

« Le comité devra combler des lacunes importantes », a indiqué Josée Joliat, la coprésidente du Réseau des étudiants franco-ontariens (RÉFO)

Demande des partenaires :

  • Que le RÉFO, l’AFO et la FESFO fassent partie du comité de mise en œuvre de la future Université de l’Ontario français
  • Gouvernance « par et pour » les francophones dans l’ensemble de la province
  • Exclusivité des programmes universitaires en français à Toronto
  • Que le gouvernement adopte une loi dans les prochains mois afin de garantir l’inauguration de la nouvelle université pour la rentrée 2020
  • Que des experts en pédagogie issus du monde universitaire siègent au comité de mise en œuvre

Sur ce dernier point, il a même été mentionné par exemple que l’Université Laurentienne développe un campus francophone pour y enseigner ses programmes en français.

Pablo Mhann-Sandoval, président de la FESFO et Carol Jolin de l'AFOPablo Mhann-Sandoval, président de la FESFO et Carol Jolin de l'AFO lors d'un point de presse sur l'Université de l'Ontario français qui doit voir le jour en 2020. Photo : Facebook/FESFO

« Ce n’est pas d’amener tous ces cours-là à Toronto, a expliqué le président de l’AFO, Carol Jolin, mais c’est d’en avoir la gouvernance, car présentement c’est une gouvernance bilingue. Les programmes continueraient à se donner là où ils se donnent, mais les décisions seraient prises par et pour les francophones. »

M. Jolin précise qu’il n’a pas encore été établi où serait située cette gouvernance.

« L’endroit où se donnent les programmes ne changerait pas. Mais pour la gouvernance, il faudra discuter avec les experts dans le domaine », conclut-il.

Université fédérée

Le modèle que le RÉFO aimerait examiner davantage est celui des universités fédérées, à l’image des « Université du Québec », dont le mandat est provincial et qui permet de représenter plusieurs régions.

Une photographie montrant l'un des bâtiments de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), dont quelques lumières sont allumées à l'intérieur.Un des bâtiments de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) Photo : Radio-Canada / Marie Lépine-Loiselle

Un autre modèle serait de permettre aux petits établissements comme l’université de Hearst de se fédérer en tant que campus satellite, tandis que pour les universités Laurentienne et Ottawa, le RÉFO souhaite que des experts examinent la création de collèges universitaires offrant les programmes en français au premier cycle.

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