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Protection de l’eau potable : les municipalités se disent intimidées par Québec

Les municipalités veulent protéger leur eau potable.
Les municipalités veulent protéger leur eau potable. Photo: Radio-Canada

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, refuse d'accorder à 230 municipalités le droit d'adopter des règles plus strictes pour protéger leur source d'eau potable de travaux de forage. Dans son projet de règlement, le gouvernement du Québec exige une distance minimale de 500 mètres entre une source et un puits.

Un texte d’Isabelle Damphousse

Un bras de fer se dessine entre le gouvernement du Québec et les municipalités. Quelque 230 municipalités demandent une dérogation au « Règlement sur le prélèvement des eaux et de leur protection » (PREP). Elles souhaitent imposer une distance de 2 kilomètres entre les forages et les sources d’eau potable. Ce que refuse le ministre de l’Environnement David Heurtel.

Dans une lettre envoyée au début du mois d’août aux municipalités, le ministre demande aux municipalités « une analyse qui tient compte des conditions particulières du territoire de la municipalité » pour prendre une décision.

Selon le porte-parole des municipalités qui se sont regroupées en comité pour faire pression sur le gouvernement, il est hors question de fournir de coûteuses analyses hydrogéologiques et hydrologiques au ministère.

C’est ce que l’on considère comme de l’intimidation envers les municipalités.

Gérard Jean, maire de la municipalité de Lanoraie et porte-parole du Comité de pilotage de la Démarche commune des municipalités en faveur d’une dérogation RPEP

Gérard Jean n’écarte pas la possibilité de demander aux tribunaux de trancher entre les municipalités et le gouvernement. « S’ils ne comprennent pas, il va falloir faire approuver ça par un juge. »

Une centaine de municipalités supplémentaires vient de joindre le comité. Le 10 septembre prochain, elles déposeront aussi une demande de dérogation au RPEP au ministère de l’Environnement.

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