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Réglementation sur les baleines noires : conséquences catastrophiques pour Escale Gaspésie

Le bateau de croisière Norwegian Dawn dans la baie de Gaspé

Le bateau de croisière Norwegian Dawn dans la baie de Gaspé

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dix escales ont été annulées à Gaspé, à la suite de la nouvelle réglementation de Pêches et Océans Canada concernant la vitesse des navires dans le golfe du Saint-Laurent. Escale Gaspésie juge la situation catastrophique.

Cette réglementation vise à protéger les baleines noires. Les navires de 20 mètres et plus ne peuvent dépasser une vitesse de plus de 10 noeuds (18,5 km/h).

Escale Gaspésie a vu un effet immédiat avec l’annulation de trois escales du CTMA prévues en août.

Stéphane Ste-croix, d'Escale Gaspésie, confirme que sept autres escales pourraient être annulées cet automne, soit 17 au total. Il s'agit d'une perte anticipée de 2,5 millions de dollars.

« Nous n’avons pas été consultés ni informés. On a appris comme tout le monde, par les médias, la mise en place des mesures, ajoute M. Ste-Croix. Et là, on voit l’impact à l’échelle internationale, où cette dynamique-là joue aussi en notre défaveur. »

M. Ste-Croix explique que la localisation géographique sur la route Canada - Nouvelle-Angleterre et la configuration de la zone de limitation des vitesses jouent contre Gaspé particulièrement, pour le moment du moins. « Les navires de croisière naviguent essentiellement la nuit et la réduction de vitesse vient ajouter une contrainte de plus à la navigation déjà très réglementée », souligne-t-il.

La zone temporaire de limitation de vitesse obligatoire dans le golfe du Saint-Laurent   Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La zone temporaire de limitation de vitesse obligatoire dans le golfe du Saint-Laurent

Photo : Pêches et Océans Canada

Respecter les échéanciers prévus devient très difficile pour certaines lignes voire impossible pour certaines.

Stéphane Ste-croix, chef d'escale à Escale Gaspésie

La situation est catastrophique, aux yeux de Stéphane Ste-Croix qui anticipe des pertes de 150 000 dollars au minimum sur un budget de 500 000 à 600 000 dollars.

« Il faudra maintenant convaincre les croisiéristes de revenir, se désole-t-il. C'est du travail de planification depuis deux ans qui est tombé à l’eau d’une seule décision. Un château qui s'écroule. »

Le chef d'escale déplore le fait que l'industrie n'a pas été consultée. Il tient à mentionner qu'en aucun temps, Escale Gaspésie ne s'oppose à la protection des baleines noires. « Le problème, dit-il, c'est l'approche : comment concilier les besoins de notre industrie avec les nécessités de protection de la ressource? »

Avec les informations de Bruno Lelièvre et à partir de l'entrevue réalisée par Maude Rivard à Au coeur du monde

Environnement