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Des préposés aux bénéficiaires embauchés avant la fin de leur formation

Des élèves apprennent les principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB) au Centre de formation Rimouski-Neigette.

Des élèves apprennent les principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB) au Centre de formation Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent souhaite embaucher des préposés aux bénéficiaires qui n'ont pas terminé leur formation pour travailler dans des établissements de santé de la région.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

Plutôt que de miser sur des formations accélérées, comme cela a été fait dans les régions de Québec et de la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent choisit le travail à temps partiel des élèves pour contrer la pénurie de main-d’œuvre.

Le CISSS a entrepris des discussions avec les centres de formation professionnelle de Rimouski, Amqui et Rivière-du-Loup pour permettre à des élèves inscrits au programme Assistance à la personne en établissement et à domicile de travailler à temps partiel les soirs et les fins de semaine, tout en poursuivant leurs études à temps plein.

Ces élèves pourraient commencer à travailler après avoir complété une dizaine de semaines de formation sur les 25 nécessaires à l'obtention de leur diplôme d'études professionnelles (DEP).

Le CISSS espère recruter jusqu'à 75 préposés aux bénéficiaires en cours de formation dans la région. Les premières embauches pourraient avoir lieu dès la fin de l'automne.

Des élèves apprennent les Principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB) au Centre de formation Rimouski-Neigette.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des élèves apprennent les Principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB) au Centre de formation Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Les élèves prêts à travailler

La directrice des ressources humaines au CISSS du Bas-Saint-Laurent, Annie Leclerc, assure que les soins seront sécuritaires, puisque les élèves seront accompagnés en tout temps.

« Quand on parle de mentorat, de partenariat, ces gens-là vont être suivis de très près, et il va y avoir des évaluations régulières », explique Mme Leclerc.

Même s’ils seront à mi-parcours dans leur formation, ces élèves seront préparés pour les tâches qui leur seront confiées dans le réseau de la santé, assurent les directions des trois centres de formation professionnelle concernés.

Par exemple, ils auront déjà complété l'apprentissage des Principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB), indique le directeur adjoint du centre de formation professionnelle Pavillon de l'avenir de Rivière-du-Loup, Serge Pelletier. « On veut que cette compétence-là soit acquise avant que les gens aillent faire des heures au CISSS. C’est une question de professionnalisme. Ça requiert des techniques pour que l’élève ne se blesse pas et pour la sécurité du bénéficiaire », explique M. Pelletier.

Annie Leclerc, directrice des ressources humaines, communications et affaires juridiques du CISSS du Bas-Saint-LaurentAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Annie Leclerc, directrice des ressources humaines, communications et affaires juridiques du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada / Gaston Beaulieu

Le travail à temps partiel plutôt qu’une formation écourtée

La directrice des ressources humaines du CISSS du Bas-Saint-Laurent explique que les premières discussions avec les centres de formation professionnelle ont été entamées au printemps.

« Ils étaient ouverts à l’idée d’aller vers quelque chose de créatif, mais ils ne voulaient pas aller vers une formation écourtée. C’est au fil des discussions qu’est venue l’idée d’une conciliation travail-études », raconte-t-elle.

Les responsables des centres de formation professionnelle de Rivière-du-Loup, Amqui et Rimouski voient d’un bon œil la possibilité pour leurs élèves de connaître tôt les réalités du marché du travail.

« Il y a beaucoup d’ouverture à faciliter cet accès-là, à permettre à des élèves de développer leurs compétences et d’actualiser leurs connaissances en établissement de santé. Là où il y a un bémol, c’est sur les heures de formation », soutient Alexandre Marion, directeur du centre de formation professionnelle d'Amqui.

Si on veut livrer sur le marché du travail des personnes qui sont qualifiées, compétentes, on a besoin des 750 heures de formation.

Alexandre Marion, directeur du centre de formation professionnelle d'Amqui
Des élèves apprennent les Principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB) au Centre de formation Rimouski-Neigette.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des élèves sont en classe au Centre de formation Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Faciliter le recrutement d'élèves

À plus long terme, le directeur de la formation professionnelle au Centre de formation Rimouski-Neigette, Jocelyn Michaud, croit que la promesse d'un emploi bien rémunéré pendant les études pourrait aider l’établissement d’enseignement à recruter de nouveaux étudiants.

« C'est certain qu'avec le temps, si ça devient vraiment une pratique reconnue, c'est certain que les élèves vont savoir que, en mettant le pied dans la formation, ils ont des chances de se faire engager », explique-t-il.

Pour la rentrée 2017, une vingtaine de nouveaux élèves à Rimouski, une douzaine à Rivière-du-Loup, et près de 20 à Amqui sont inscrits au programme.

Bas-Saint-Laurent

Santé