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Premiers témoignages et manifestants au procès opposant Ristigouche à Gastem

Devant le palais de justice de New Carlisle, des manifestants au procès opposant Gastem et la Municipalité de Ristigouche
Devant le palais de justice de New Carlisle, des manifestants au procès opposant Gastem et la Municipalité de Ristigouche Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le procès opposant la pétrolière Gastem à la Municipalité de Ristigouche-Partie-Sud-Est a débuté à 9 h 30 mardi matin, au palais de justice de New Carlisle.

La compagnie poursuit la Municipalité pour 1,5 million de dollars, en raison d'un règlement adopté en 2013 par Ristigouche pour empêcher tout forage à moins de deux kilomètres de ses sources d'eau potable.

De nombreux témoins seront questionnés durant ce procès de 10 jours. Des experts comme l'avocat en droit municipal Richard Langelier seront appelés à la barre. Une ancienne conseillère municipale livre le premier témoignage.

Une trentaine de personnes assistent au procès. Le public est composé d'alliés de Ristigouche, de témoins et de journalistes. La porte-parole du comité Solidarité Ristigouche de Lanaudière, Odette Sarrazin, a fait la route jusqu'à New Carlisle pour venir démontrer son soutien.

230 municipalités ont demandé de pouvoir déroger au règlement du prélèvement des eaux et de leur protection. Dans Lanaudière, 50 % des municipalités ont demandé une dérogation pour pouvoir protéger l’eau potable.

Odette Sarrazin, porte-parole du comité Solidarité Ristigouche de Lanaudière

Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection prévoit une distance minimale de 500 mètres entre une source d'eau potable et un puits gazier ou pétrolier.

Manifestants et politiciens

Des manifestants et des politiciens doivent être présents en Gaspésie pour soutenir la Municipalité. Une vingtaine de membres du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, qui proviennent d'un peu partout dans la province, doivent se relayer pour démontrer leur appui à la Municipalité tout au long du procès.

Le groupe indique, dans un communiqué, que ce geste vise à manifester sa solidarité avec la communauté d’un peu plus de 160 résidents qui défend son droit de protéger son eau potable.

Il souligne aussi la non-acceptabilité sociale des projets d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures sur l'ensemble du territoire québécois.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon MasséLa co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé Photo : Radio-Canada

La porte-parole de Québec solidaire et députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, s'est déplacée jusqu'à New Carlisle pour assister à l'ouverture du procès. Son message en est un de soutien et d'appui à la Municipalité.

Aujourd’hui, pour moi, ce qui est important, c’est de venir dire aux gens de Ristigouche toute notre solidarité, tout notre soutien.

Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire et députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques

« On y est depuis la première heure, ajoute-t-elle. Dès que la campagne de sociofinancement a été lancée, Québec solidaire, ses porte-parole, les membres ont été mis à contribution pour soutenir financièrement la lutte de Ristigouche. »

Le président de Gastem, Raymond SavoieLe président de Gastem, Raymond Savoie Photo : Radio-Canada

Poursuite

En mars 2013, la communauté de la Baie-des-Chaleurs a adopté une réglementation pour protéger les sources d’eau potable. Gastem n’a jamais accepté cette décision. Elle demande réparation parce qu’elle dit avoir investi beaucoup d’argent dans ses recherches, qui se sont arrêtées abruptement.

Ristigouche a lancé une campagne de financement de 328 000 $ pour aider à payer le procès. À quelques heures du début de la confrontation, la Municipalité a récolté près de 280 000$.

Avec les renseignements de Léa Beauchesne

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Justice et faits divers