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Barrage francophone contre la privatisation en santé

Victor Boudreau répond aux questions des médias dans un point de presse

Le ministre de la Santé Victor Boudreau

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau, se heurte à un mur d'opposition francophone contre la décision de privatiser la gestion des soins extra-muraux. Le PDG du réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, est sans équivoque; transférer la gestion et la prestation des soins à domicile à l'entreprise Medavie est une privatisation.

Selon Gilles Lanteigne, la qualité des soins aux patients sera affectée. « Y a réellement une trame de fond par rapport au déboulonnement de certains services et un transfert des soins vers le privé. Donc absolument, on est inquiet de cette idéologie-là qui semble s’implanter », assène-t-il.

Le PDG du réseau de santé Vitalité, Gilles LanteigneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le PDG du réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Gilles Lanteigne ne comprend pas non plus les motivations du gouvernement de démanteler un programme public qui fonctionnait bien. « On comprend encore moins quand on nous dit qu’on démantèle un système pour privatiser et ça va nous coûter plus cher. Un service qui est déjà hautement reconnu [...] apprécié par les communautés, donc on est toujours à la recherche du pourquoi. »

La qualité des soins est intimement reliée à la qualité des intervenants et au milieu de travail, donc à court terme c’est évident que le milieu de travail va être affecté de façon significative

Gilles Lanteigne, Président-directeur général du réseau de santé Vitalité

On compte 300 infirmiers extra-muraux au réseau francophone et environ 500 du côté anglophone. Le syndicat des infirmières s’inquiète de son côté pour les conventions collectives en place.

Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau‑BrunswickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau‑Brunswick

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

« Nous voulons nous assurer que les droits négociés dans les conventions collectives seront maintenus et qu’elles ne perdront pas de bénéfices », explique Paula Doucet, la présidente du Syndicat des infirmières du N.-B.

De son côté, Égalité Santé en Français soutient que le transfert des soins à domicile fait partie de l’action judiciaire déjà entamée contre le gouvernement, considérant que le ministre de la Santé porte atteinte aux droits de gestion de la régie Vitalité en privatisant la gestion de services non médicaux.

Jacques Verge et Hubert Dupuis assis à une tableAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les requérants Jacques Verge, citoyen, et le Dr Hubert Dupuis, président d'Égalité santé en français, présentent leur poursuite contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

« L’hôpital extra-mural va devenir comme Ambulance NB, on va pas s’occuper des soins de santé des francophones, on va pas s’occuper de les soigner dans leur langue », martèle Hubert Dupuis le président d’Égalité Santé en Français.

La commissaire aux langues officielles a déclaré en fin de journée que « compte tenu des nombreux défis qu’Ambulance NB continue d’éprouver en matière de prestation de services bilingues, et ce, plus de dix ans après sa création, elle a toujours de vives préoccupations quant au transfert de la gestion du Programme extra-mural et de Télé-Soins à Medavie ».

 

Cette initiative doit s’accompagner de mesures efficaces pour assurer une pleine conformité à la Loi sur les langues officielles et pour contribuer à la vitalité de nos deux langues officielles.

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale