•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Exploration minière : les laboratoires sont débordés

Un travailleur verse de la roche en fusion dans un laboratoire minier.

Un travailleur verse de la roche en fusion dans un laboratoire minier.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Rivest

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les laboratoires d'analyse minérale de l'Abitibi-Témiscamingue peinent à fournir à la demande. Certaines entreprises doivent attendre jusqu'à deux mois avant de connaitre la composition minérale de leurs carottes de forage.

Un reportage de Guillaume Rivest

C’est le cas du laboratoire de Techni-Lab, à Sainte-Germaine-Boulé, à roule à plein régime.

Le directeur du service technique, André Caouette, souligne que les délais sont plus longs qu'à l'habitude.

« Ces temps-ci, l'achalandage des laboratoires [est énorme]. On a des contrats. Parfois, c'est pratiquement du « walk-in ». Les gens vont arriver avec des poches d'échantillons dans le camion. Le délai [d'analyse] est de trois à six semaines dépendamment des travaux. Le délai normal serait plutôt de 8 à 12 jours », explique-t-il.

Un travailleur broie des carottes minières issues des travaux d'exploration minière de plusieurs projets.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un travailleur broie des carottes minières issues des travaux d'exploration minière de plusieurs projets.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Rivest

Plusieurs projets

Le président et chef de la direction de Ressources Cartier, Philippe Cloutier, explique que de nombreuses campagnes de forages sont en cours dans la région.

« Le projet Windfall qui, en début d'année, avait 400 000 mètres de forage d'annoncés, bien maintenant, ils ont grimpé ça à 800 000 mètres. Ça fait à peu près 40 000 mètres par mois. Ça c'est sans compter les autres mégas projets comme le projet d'Integra qui a récemment passé aux mains d'Eldorado, des projets qu’Agnico Eagle pourrait faire, ou même les projets de Ressources Cartier », explique M. Cloutier.

Fiabilité

Selon la directrice générale de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ), Valérie Fillion, l'industrie minière sort d'une période creuse. C'est ce qui explique, selon Mme Fillion, les délais actuels.

« Au laboratoire, les délais s'allongent parce qu'on réengage les gens et [qu'on les forme]. Donc, il faut se remettre en position d'être capable de respecter [les délais]. Alors, ça s'est déjà vu. C'est une des conséquences du cycle qu'on vit. »

— Une citation de  Valérie Fillion

Valérie Fillion ajoute que pour les entreprises, la fiabilité des résultats est plus importante que la rapidité pour les obtenir.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !