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L’oeuvre controversée à Calgary n’a rien à voir avec la culture autochtone, dit le maire

Des poutres de métal rouillé avec des plaques de pierres suspendues

Certains voient dans les tours Bowfort des échafaudages funéraires autochtones.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Devant le tollé que soulèvent les tours Bowfort du nouvel échangeur de la route Transcanadienne, le maire de Calgary ainsi que les sept chefs du Traité no 7 ont tenté jeudi de désamorcer la controverse, notamment en suspendant la politique d'art public.

Signées par le New-Yorkais Del Geist, les tours Bowfort se limitent à de grosses roches de Rundle suspendues entre quatre ensembles de poutres rouillées. Pour plusieurs, l’oeuvre d’un demi-million de dollars évoque des échafaudages funéraires autochtones.

La controverse était d’autant plus importante qu’au dévoilement de l’installation cet été, le communiqué de la ville donnait l’impression qu’il s’agissait d’art autochtone.

Jeudi, le maire Naheed Nenshi reconnaissait que cette fausse impression pouvait engendrer le débat.

Cette oeuvre n’était pas censée être de l’art autochtone ni être inspirée par des thèmes autochtones.

Naheed Nenshi, maire de Calgary

« Cela ne faisait pas partie de la demande de soumission envoyée par la Ville », poursuit-il.

Le projet artistique des Tours Bowfort à Calgary.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le projet artistique des Tours Bowfort à Calgary.

Photo : Radio-Canada

Évoquer la mort

Des artistes des trois nations Blackfoot de Siksika, de Piikani et de Kanai ont envoyé une lettre à la Ville pour dénoncer l’appropriation culturelle pour ce qu’ils percevaient être une allusion aux traditions funéraires.

Or, l’artiste Del Geist a réalisé des sculptures similaires partout dans le monde depuis plusieurs années, soutient-on dans le communiqué de la Ville. C'est seulement en fin de processus qu'il devait consulter le gardien des connaissances du Traité no 7 à cause de la signification du lieu pour les Autochtones.

 

Del Geist a dit à CBC que les conversations ont nourri son oeuvre, particulièrement les quatre tours qui sont, selon lui, bien en phase avec les symboles de la Première Nation.

Corriger la politique d'art public

Lors de l’ouverture de l’échangeur de Bowfort jeudi, le maire Nenshi compte demander au conseil municipal de suspendre la politique d’art public pour « la retravailler et corriger certains processus » tout en s’assurant que la Ville sera plus ouverte à l’apport du public.

« Je ne suis pas intéressé à ce que les citoyens se prononcent sur chaque oeuvre d’art, mais je pense vraiment que nous pouvons mieux aider les gens à s’approprier les installations parce qu’au bout du compte [l’art public] leur appartient », dit Naheed Nenshi.

Calgary et les chefs s’entendent pour qu’il y ait un plus grand apport des Autochtones dans les prochains projets d’art, et veulent interpeller plus d’artistes autochtones locaux.

Avec les informations de CBC

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