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L’Olympique de Marseille recrute une deuxième Québécoise

Marie-Yasmine Alidou D'Anjou

Marie-Yasmine Alidou D'Anjou

Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras

Radio-Canada

Tout juste descendue de l'avion de retour des Universiades, la joueuse de soccer Marie-Yasmine Alidou D'Anjou, des Citadins de l'Université du Québec à Montréal, s'envole samedi vers Marseille pour se joindre à la formation de la prestigieuse Olympique.

Un texte de Marie Malchelosse

Décalage horaire oblige, Alidou D’Anjou était profondément endormie dans sa résidence temporaire de Taipei quand le téléphone a sonné.

Cette journée-là, la joueuse de milieu de terrain de 22 ans et ses coéquipières canadiennes avaient affronté le Mexique à l’occasion de leur deuxième match du tournoi des Universiades, présenté jusqu’au 30 août, à Taïwan.

« J’ai failli ne pas répondre, mais je me suis dit : "Faut que je réponde à cet appel-là. Ça peut être important." »

Et ça l’était. Un agent du cabinet High Performance Talent Pool d’Ottawa venait déranger sa nuit de sommeil pour lui annoncer qu’après quelques échanges de courriels avec l’équipe marseillaise, elle avait une offre de contrat professionnel.

Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai pensé que c’était une blague, mais bon, c’est vraiment une grosse occasion. J’étais surprise, mais surtout, vraiment contente.

Marie-Yasmine Alidou D’Anjou

Il y a un mois, l’équipe française avait procédé de la même façon pour obtenir les services d’une autre Québécoise, la gardienne de but Geneviève Richard (Nouvelle fenêtre). Marie-Yasmine Alidou D’Anjou entend bien lui parler avant son départ.

« On s’est pas encore parlé, mais Geneviève, je la connais depuis le temps où on jouait au centre national. Le fait qu’elle ait déjà joué pro au Japon et qu’elle ait une expérience internationale, ça va m’aider. »

De Saint-Hubert à la Caroline du Sud en passant par le New Jersey

Marie-Yasmine Alidou D’Anjou a beau n’avoir que 22 ans, elle a vu du pays. Après ses années mineures jouées dans la ville de Saint-Hubert, elle a quitté ses parents à 17 ans pour aller jouer au Essex County College, dans l’État du New Jersey.

Elle a réussi un tour de force en marquant 47 buts en deux saisons. L’exploit lui a d’ailleurs valu le titre de joueuse de l’année dans la W-League et l’appellation de joueuse All-American.

Ses succès l’ont amenée en Caroline du Sud, où elle a rejoint les rangs des Trojans de l’Université Anderson. Comme la Caroline ne lui a pas vraiment souri, elle a choisi de revenir chez elle, l’an passé.

Au plus grand bonheur des Citadins, elle a décidé de porter les couleurs de l’équipe de l’Université du Québec à Montréal. Sa frappe aussi puissante que précise a fait mouche. Elle a marqué 11 buts au cours de la dernière saison, un record d’équipe.

Entrevue avec Marie-Yasmine Alidou D'Anjou

Réussir avec l’OM, mais pas seulement avec l’OM

Marie-Yasmine Alidou D’Anjou s’envole samedi avec la conviction de pouvoir faire sa marque au sein de la formation marseillaise.

J’aime ça, voir le fond du but. L’esprit compétitif est en moi. J’aime aller jusqu’au bout.

Marie-Yasmine Alidou D’Anjou

Le bout serait pour elle de capter l’attention de l’équipe nationale. Malgré ses succès, Alidou D’Anjou ne s’est jamais retrouvée en sélection nationale, quel que soit le niveau.

Elle admet elle-même que pendant une certaine période de son adolescence, elle n’accordait plus toute l’importance qu’il fallait au soccer.

Cette fois, elle espère que l’intérêt qu’a manifesté l’OM à son endroit sera contagieux et qu’elle recevra un jour un autre coup de fil, même si ça doit arriver en pleine nuit.

Le rêve suprême réside en une sélection en équipe nationale senior.

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