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Tu attends la neige Leonard, de Danielle Dussault

L'auteure Danielle Dussault

L'auteure Danielle Dussault

Photo : Annick MH de Carufel

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Danielle Dussault est originaire de Québec et a grandi à Thetford Mines, dans un décor minier qui a inspiré quelques-uns de ses romans. Elle fait partie des 20 auteurs en lice pour le Prix du récit Radio-Canada 2017.

Danielle Dussault écrit depuis l’adolescence et a enseigné au Cégep de Thetford pendant 25 ans. Elle a aussi travaillé pour le théâtre et le cinéma, et elle donne des ateliers sur l'écriture de textes courts vers le souffle littéraire. Elle a publié à ce jour une dizaine d’ouvrages, dont des récits, des recueils de nouvelles, des romans et de la poésie. Son plus récent livre, Libera me, est paru en 2017 aux Éditions Michel Brûlé.

Les premières lignes de son récit

« Ma voix chevrote dès que je commence à lire. Je trébuche sur les mots, toujours au même endroit. Avec des sanglots dans la gorge. Quand je finis de lire ma lettre, quelqu’un sourit dans la classe. Tu devrais signer ta lettre et aller la lui porter. Je commence aujourd’hui mon pèlerinage.

Ta mort m’a enlevé les mots que je pensais porter. Au début, je n’ai pas voulu y croire. Peu à peu, l’évidence m’a traversée comme un mauvais alcool qui engourdit. Je m’étonne d’avoir la certitude de te connaître mieux que personne. Oui, je te connais mieux encore que celles qui disent avoir dormi dans ton lit. Pourtant, je ne t’ai jamais croisé. Le hasard nous a évités. Mais je me suis quand même prise au jeu : j’étais devenue ton amoureuse secrète. Je te suivais pas à pas, te rattrapais au détour de déambulations nocturnes. Je marchais à tes côtés, heureuse. J’ai couru sur des trottoirs la nuit, brisé des cœurs sans le vouloir, aspirée par ton mystère : ton dieu, toujours plus haut, et toujours plus éloigné de moi. Tu n’en as, bien sûr, jamais rien su. Je suis restée seule avec le poids de ce déroutant secret : nous appartenions à la même fibre, nous habitions une bulle trop grande pour nous. Et maintenant… Toi et moi. Nous étions deux à écrire. »

Ce qu’en pensent nos lectrices

D’abord déroutant, ce récit poétique devient vite envoûtant. La douleur exprimée par la narratrice transperce le lecteur comme le froid de cette triste journée de novembre où le monde a appris qu’il devrait continuer de tourner sans le génie de son plus ardent troubadour. Martine Noël Maw, lectrice 2017

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