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Privatisation de la gestion de l'extra-mural : la qualité des soins est menacée, selon Vitalité

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick fait fausse route en confiant la gestion du programme de soins extra-mural à l'entreprise Medavie, selon le Réseau de santé Vitalité.

Le gouvernement a annoncé vendredi sa décision de regrouper le programme extra-mural et de télé-soins avec les services d'Ambulance Nouveau-Brunswick dans un nouvel organisme géré par l'entreprise Medavie. Le ministre de la Santé, Victor Boudreau, précise que les membres du personnel des trois entités regroupées restent des employés du gouvernement. II ne s'agit pas d'une privatisation, selon lui. Il assure aussi que le nouvel organisme respectera le bilinguisme.

Victor Boudreau déclare qu'il ne vise pas à réduire les dépenses. Il parle d'être plus efficace. L’initiative doit permettre aux Néo-Brunswickois de demeurer chez eux le plus longtemps possible, de recevoir plus d’aide pour s’orienter dans le système de soins de santé et de bénéficier d’une meilleure continuité des soins, selon le gouvernement.

Le gouvernement de Brian Gallant s’attend aussi à des soins plus centrés sur le patient, à une prévention et à une gestion améliorée des affectations chroniques, à une utilisation plus appropriée des ambulances et à une réduction du nombre d’hospitalisations et de visites dans les salles d’urgence des hôpitaux.

Le regroupement des trois services donnera aux infirmières du programme extra-mural la possibilité d’améliorer la prestation des soins à domicile centrés sur la personne, selon la présidente de l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick, Brenda Kinney.

« Nous croyons que les résultats montreront que les patients et leur famille auront moins besoin d’attendre de longues heures aux services d’urgence et qu’ils passeront moins de temps à l’hôpital lorsqu’ils y seront admis », souligne Mme Kinney.

Vitalité n'est pas d'accord

Il faut au contraire s’attendre à une détérioration du service avec la privatisation du service extra-mural, selon Gilles Lanteigne, président-directeur général du Réseau de santé Vitalité.

« On pense que les conséquences vont être significatives, importantes, et vont résulter en une diminution de la qualité des soins et de l’accessibilité aux soins. »

— Une citation de  Gilles Lanteigne, président-directeur général du Réseau de santé Vitalité

Vitalité estime que le programme public peut être grandement amélioré sans privatisation.

Des gens assis dans une salle de conférenceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les dirigeants du Réseau de santé Vitalité, dont le PDG Gilles Lanteigne (au centre) écoutent les explications du ministre Victor Boudreau. Ils s'opposent à cette réforme.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

« Ce qu’on a proposé dans notre plan stratégique et dans notre plan de modernisation et de transformation, c’est un réinvestissement important. On sait qu’il y a des améliorations possibles. On était même prêts à, et on l’a fait les dernières années, à réallouer des ressources vers ça. Si le gouvernement nous avait aussi autorisés à faire les améliorations qu’on pense qui sont nécessaires, il y aurait vraiment un impact beaucoup, beaucoup plus grand en maintenant les services dans le Réseau de santé Vitalité plutôt qu’en le privatisant », explique Gilles Lanteigne.

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