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Un ex-ministre de la Santé rejoint l'industrie de la marijuana médicinale

L'ancien ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Terry Lake

Terry Lake, ancien ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, rejoint Hydropoticaire

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

L'ex-ministre britanno-colombien de la Santé Terry Lake ira travailler dans l'industrie de la marijuana médicinale au sein de la société québécoise Hydropothicaire. Il n'est pas le premier ancien personnage politique à avoir fait le saut dans ce secteur en pleine expansion.

Un texte de Nahila Bendali

Terry Lake explique que son travail au sein du gouvernement et son passé en tant que vétérinaire seront des atouts pour l'entreprise établie à Gatineau, au Québec. « Nous voulons nous assurer que nous sommes responsables socialement, environnementalement et scientifiquement », a-t-il affirmé.

Celui qui occupera le poste de vice-président de la responsabilité sociale de l’entreprise admet avoir consommé du cannabis lorsqu’il était au secondaire, et à quelques reprises dans l’État de Washington, lors de consultations avec l’industrie.

Selon Terry Lake, le Canada fait face à la plus importante réorientation en politique publique depuis longtemps, avec l’imminence de la légalisation de la marijuana à des fins récréatives, prévue pour juillet 2018.

Le président-directeur général d'Hydropothicaire, Sébastien Saint-Louis, estime qu'une personne avec l’expérience publique de Terry Lake sera un atout pour l'entreprise.

Ça montre comment notre industrie est devenue légitime. Ça montre aussi notre attention et l’importance qu’on met sur la santé publique.

Sébastien Saint-Louis, pdg, Hydropoticaire

L’ancien ministre dit qu’il est particulièrement intéressé par l’aspect de la santé entourant la marijuana. « Il y a de plus en plus de preuves que le cannabis peut se substituer à certains types de médicaments, dont les opioïdes. Nous devons faire plus de recherches à ce sujet », indique Terry Lake.

Terry Lake avait annoncé en septembre 2016 qu'il ne se représenterait pas aux élections provinciales de mai 2017.

Nombreux politiciens dans l'arène

Terry Lake est loin d'être le seul ex-politicien à avoir des liens avec l’industrie de la marijuana médicinale.

  • L’ancien premier ministre de la Colombie-Britannique Mike Harcourt est le président de True Leaf, une compagnie qui attend d’obtenir sa licence de producteur autorisé de marijuana médicinale.
  • L’ex-maire de Vancouver Larry Campbell et l’ancien politicien fédéral John D. Reynolds ont fait partie du comité consultatif de Vodis Pharmaceuticals en 2014, une autre entreprise qui veut devenir un producteur autorisé au pays.
  • L’ancien premier ministre ontarien Ernie Eves est quant à lui devenu président du conseil d’administration de Timeless Herbal Care en 2015, une entreprise jamaïcaine de marijuana médicinale ayant des liens au Canada.

Selon Eugene Oscapella, professeur à la faculté de criminologie de l’Université d’Ottawa, ces personnes ayant de l’expérience en politique peuvent apporter une bonne connaissance des enjeux de santé publique, au moment où le Canada se dirige vers une légalisation de la marijuana à des fins récréatives.

Toutefois, l’industrie en pleine expansion attire les investisseurs et ceux qui auraient des intérêts purement financiers. Sans parler d’un cas spécifique, M. Oscapella s’inquiète de voir certains politiciens qui étaient très critiques envers l’industrie la rejoindre par la suite.

« Le but de la légalisation, c’est d’éviter les effets nocifs de la prohibition et de promouvoir la santé publique, et de s’assurer que l’usage du cannabis est encadré dans une philosophie de santé publique, pas la philosophie de vendre autant qu’on peut », estime-t-il.

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