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  • Archives
  • Le vol historique du Musée des beaux-arts de Montréal en 1972

    Actualité 24, 4 septembre 1972
    Radio-Canada

    Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1972, trois voleurs s'introduisent dans le Musée des beaux-arts de Montréal par un puits de lumière. Les cambrioleurs, armés de mitraillettes et de fusils, subtilisent 18 tableaux de grands maîtres d'une valeur de 2 millions de dollars. Les œuvres ne seront jamais retrouvées.

    À l’émission Actualité 24 du 4 septembre 1972, le lecteur Roger Bouchard annonce la nouvelle. En entrevue, le directeur des relations publiques du Musée, Bill Bantey, affirme que 18 tableaux et 39 objets précieux ont été dérobés. Parmi ceux-ci, la peinture à l’huile de Rembrandt intitulé Paysage avec chaumières, qui représente une perte majeure pour l’institution.

    Dès leur intrusion dans le musée, les cagoulards remarquent la présence d’un agent de sécurité qui terminait sa ronde au deuxième étage. Ils ne tardent pas à le maîtriser. Comme il n’obtempère pas assez vite au goût des brigands, ceux-ci tirent un coup de feu au plafond. Le gardien est par la suite bâillonné et ligoté. Pendant que l’un des voleurs le surveille, les deux autres font passer des objets d’art par le toit, à l’aide d’une corde.

    Le système d’alarme se déclenche, alors que les malfaiteurs tentent de récupérer de plus grandes œuvres par la sortie arrière. Ils abandonnent ainsi 18 autres tableaux de valeur avant de prendre la fuite. Les voleurs ne laissent aucune trace derrière eux.

    En plus du Rembrandt, les cagoulards repartent entre autres avec des œuvres de Jan Brueghel l’Ancien, de Jean-Baptiste Corot, de Gustave Courbet et de Pierre-Paul Rubens.

    Téléjournal, 1er septembre 1992

    Quelques mois après le crime, les voleurs déposent un tableau de Brueghel l’Ancien dans un casier de la gare Centrale. Des experts ont ensuite prouvé que cette toile n’était pas une oeuvre authentique du peintre flamand.

    20 ans plus tard, au Téléjournal du 1er septembre 1992 animé par Bernard Derome, le journaliste Normand Lester révèle les intentions des compagnies d’assurances de relancer l’enquête pour retrouver les toiles volées. Pour y arriver, elles promettent une récompense de 100 000 $ et plus.

    Malgré toutes les recherches, les tableaux n’ont jamais pu être récupérés. Les complices ont probablement dû attendre un certain temps avant de les écouler au marché noir. Selon Alain Lacoursière, consultant en œuvres d’art et ex-sergent détective, elles décorent possiblement la maison d’un riche caïd.

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