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Lisée prêt à consolider la protection du français, sans nuire aux anglophones

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À une semaine du congrès du Parti québécois (PQ), le chef Jean-François Lisée se dit ouvert à renforcer la protection du français.

Confiant de ne pas être contesté sur son programme ou son autorité par les militants malgré les mauvais sondages des derniers mois, il est prêt à leur faire des concessions, en espérant qu'ils trouveront un « point d'équilibre ».

M. Lisée a laissé entendre que la liste de nouvelles mesures de défense du français que pourraient proposer les militants au congrès « n'est pas fermée », mais qu'elles ne devaient pas être tatillonnes ou anti-anglophones. Il a refusé toutefois d'en dire plus sur leur substance.

« Je vous laisse le suspense », a-t-il déclaré en conférence de presse, jeudi après-midi, à Saint-Eustache, au terme du caucus de ses députés en vue de préparer la session parlementaire.

Maintenir le libre choix au cégep

Le chef péquiste a bon espoir que deux des volets principaux de son programme allaient être validés par les membres, soit le refus d'étendre la loi 101 aux cégeps, ainsi que le report d'un référendum dans un deuxième mandat d'un gouvernement péquiste.

Un gouvernement péquiste s'abstiendrait ainsi d'obliger les francophones à fréquenter les cégeps français, en conservant le statu quo, soit le libre choix.

La loi 101 [étendue] aux cégeps, j'ai des raisons de penser que ce n'est pas une bonne idée, mais on est ouvert sur autre chose, la liste n'est pas fermée. Il y a autre chose qu'on peut faire, alors faites-nous des propositions. C'est l'appel que je leur ai lancé, j'ai toujours voulu être en dialogue avec ceux qui voulaient aller plus loin.

Une citation de : Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Ne pas « blâmer les anglophones »

Le chef péquiste a indiqué que les trois quarts des exécutifs du parti dans les circonscriptions ont déjà appuyé la proposition nationale écartant la possibilité d'étendre la Charte de la langue française aux cégeps. De plus, 75 % des congrès régionaux du parti l'ont appuyée.

Une résolution plaidant pour étendre les dispositions de la loi 101 aux cégeps serait donc battue sur le plancher du congrès, a-t-il poursuivi.

« J'espère qu'on va avoir l'intelligence collective de trouver un point d'équilibre, peut-être que ce ne sera pas le cas », a laissé entendre le chef du PQ.

En anglais, le chef du PQ a précisé qu'il était ouvert à des « mesures raisonnables », sans être « tatillonnes », sans « blâmer les anglophones ».

Pas d’inquiétude pour le vote de confiance

M. Lisée estime pouvoir aussi remporter le vote de confiance des délégués au congrès avec un résultat solide, sans vouloir évoquer de chiffres.

J'ai confiance aux membres du Parti québécois. Ils savent quoi faire pour que les libéraux débarquent et ne soient pas remplacés par la CAQ.

Une citation de : Jean-François Lisée

Rappelons qu'un de ses prédécesseurs, Bernard Landry, avait démissionné en 2005 avec à peine plus de 76 %. Pauline Marois avait obtenu 93 % en 2011.

Le congrès du PQ aura lieu la semaine prochaine, les vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 septembre, à Montréal.

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