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L'industrie pétrolière se prépare pour des déversements

Des instructeurs et un participant à bord d'un bateau au lac Wabamun

Une formation donnée par le Western Canadian Spill Services au lac Wabamun.

Photo : Radio-Canada / Julie Prejet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au lac Wabamun, à près de 70 km à l'ouest d'Edmonton, des barrières flottantes sont déployées dans l'eau pour un exercice d'entraînement. L'organisme Western Canadian Spill Services (WCSS) offre une formation sur le confinement et la récupération d'hydrocarbures.

Un texte de Julie Préjet

Chaque année, une cinquantaine de formations sont offertes sur différents plans d’eau : des lacs, des rivières, des terres humides et même sur la glace en hiver. À Wabamun, la formation du WCSS se déroule là même où des centaines de milliers de litres de pétrole ont été déversés en 2005, lors d'un déraillement de train.

Les formateurs sont des spécialistes qui ont répondu à de tels incidents. « Il y a beaucoup d'experts et des gens avec de l'expérience qui peuvent aider nos membres », explique Mike Locke, le chef des opérations du WCSS.

On essaie d’être le mieux préparé possible.

Mike Locke, chef des opérations, Western Canadian Spill Services

L’organisme a été formé par l'industrie il y a 45 ans afin d'offrir un appui lors du déploiement des mesures d'urgence pour des déversements. Les pétrolières répondaient ainsi aux demandes de la province. Le WCSS offre de la formation et de l'équipement à environ 600 entreprises, mais n'intervient pas directement sur le terrain. Chaque entreprise doit avoir ses équipes d'intervention.

Les frais payés par les entreprises dépendent du nombre de puits de pétrole ou la longueur des pipelines qu'elles possèdent.

Les participants aux formations apprennent comment bien gérer un déversement afin de minimiser l’impact environnemental.

De nombreux facteurs doivent être pris en compte pour évaluer une situation de déversement, comme le vent et le courant dans l'eau. « Du moment où on reçoit l’appel au moment où on arrive sur les lieux, les conditions peuvent changer », explique Kale Haupt, un instructeur du WCSS.

Ancres, bouées, barrières flottantes et écumoires sont utilisées pour récupérer les hydrocarbures dans l’eau. La manipulation de ces appareils fait partie du côté pratique de la formation.

Les formations sont importantes pour familiariser les utilisateurs à l’équipement au fur et à mesure que la technologie évolue. « Lors d'un incident, il y a souvent des lacunes, alors on essaie de s'améliorer avec la nouvelle technologie », ajoute l’instructeur. Les employés des pétrolières participent ainsi à plusieurs formations.

Mike Locke soutient que l'organisme essaie constamment de s'améliorer. Selon lui, les efforts de l’industrie pétrolière ne sont pas assez connus. « Le but est de ne jamais avoir de déversement, affirme-t-il, mais il y a des entreprises qui se préparent de plus en plus au cas où ça arriverait. »

Western Canadian Spill Services (WCSS)

  • 600 entreprises membres
  • budget annuel de 1,8 M$
  • 400 000 $ consacrés chaque année aux formations
  • 50 sessions d'entraînement par année
  • 31 entrepôts d'équipement dans la province

Le WCSS n’est cependant pas un organisme d'intervention en cas de déversement et il ne s’attend pas à ce que ses élèves soient des experts après une journée de formation. « Le but est de savoir l'essentiel et de savoir que l'aide est disponible [entrepôts d'équipement, listes de ressources] », affirme Kale Haupt.

Une trentaine d’entrepôts d’équipement sont établis à travers dans la province. Toutes les entreprises membres du WCSS ont accès à ces outils gratuitement lors d’un déversement. Les autres compagnies peuvent aussi y avoir accès, moyennant des frais.

« Personne ne veut qu'il y ait un impact environnemental, alors on fait ce qu'on peut pour aider », affirme Mike Locke. Le Canadien National a ainsi profité de l'équipement du WCSS lors du déversement dans le lac Wabamun il y a plus de 10 ans.

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