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Houston, après la pluie : le récit de notre envoyé spécial

Les pompiers de Houston participent aux opérations de sauvetage pour s'assurer qu'il n'y a pas de risque d'incendie.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

Radio-Canada

Houston a enfin connu le répit météorologique que tout le monde attendait. Quatre jours durant, la tempête Harvey a déversé un peu plus de 130 centimètres de pluie, un record pour le continent américain. Mais mercredi, il n'a pas plu. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Un texte d’Étienne Leblanc, envoyé spécial à Houston

Pas une goutte. Rien. Mieux encore, le ciel était bleu. Tellement bleu, avec un soleil tellement brillant par moment que tout le monde a dû porter ses lunettes fumées. C’est une image banale, mais pas quand ça vous semble si loin que vous ne pouvez même pas l’imaginer. Pas après avoir reçu près d’un mètre et demi de pluie drue, forte, lourde et têtue sur la tête le temps d’une longue fin de semaine.

Pensez à ce sentiment de fatigue que vous éprouvez quand vous rentrez d’une sortie sous la pluie battante. Vous avez envie d’enlever vos vêtements, de prendre une douche chaude, de boire un bon thé fumant. Même l’été, même à 25 degrés Celsius.

Imaginez la fatigue après quatre jours comme ça. Imaginez passer quatre jours sous une douche. C’était ça, Houston, depuis vendredi.

Sauvetage au sec

Plusieurs camionnettes font la file dans les rues du secteur du bayou Buffalo pour mettre leurs bateaux à l'eau et participer à des opérations de sauvetage.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs camionnettes font la file dans les rues du secteur du bayou Buffalo pour mettre leurs bateaux à l'eau et participer à des opérations de sauvetage.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

Sans pluie, les opérations de sauvetage s’accélèrent. Les camionnettes font la file dans les petites rues du bayou Buffalo pour mettre à l’eau les bateaux qu’ils traînent derrière. Il y a tellement d’eau dans le quartier inondé que même les plus gros bateaux peuvent naviguer.

Les conducteurs d'aéroglisseurs doivent être particulièrement prudents dans les quartiers les plus inondés de Houston : ils pourraient passer par dessus des voitures complètement couvertes d'eau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les conducteurs d'aéroglisseurs doivent être particulièrement prudents dans les quartiers les plus inondés de Houston : ils pourraient passer par dessus des voitures complètement couvertes d'eau.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

On croise beaucoup d’aéroglisseurs, ces bateaux propulsés par de l’air qui n’ont pas à se soucier des obstacles au fond de l’eau. Cela représente un problème quand les embarcations pénètrent dans des quartiers résidentiels. Dans certains quartiers, le danger le plus important, ce sont les automobiles complètement recouvertes d'eau.

Ces secouristes de Houston prennent une pause bien méritée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ces secouristes de Houston prennent une pause bien méritée.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

Au bout de Memorial Drive, les secouristes attendent leur prochaine affectation. Une pause bien méritée, sans pluie!

Maintenant que la pluie a cessé, les résidents de Houston secourus peuvent transporter quelques effets personnels sans qu'ils soient trempés.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maintenant que la pluie a cessé, les résidents de Houston secourus peuvent transporter quelques effets personnels sans qu'ils soient trempés.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

Les secouristes peuvent enfin travailler au sec. Sur la photo, le jeune homme qui porte une veste jaune représente un organisme de sauvetage d'animaux de compagnie.

Houston n'a pas manqué d'électricité

Malgré une situation désastreuse, 96 % des résidents de Houston n'ont pas perdu l'électricité pendant la tempête Harvey. Cela représente un risque important pour les gens qui restent dans les maisons inondées. C'est pourquoi les pompiers ne sont jamais bien loin des secouristes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Malgré une situation désastreuse, 96 % des résidents de Houston n'ont pas perdu l'électricité pendant la tempête Harvey. Cela représente un risque important pour les gens qui restent dans les maisons inondées. C'est pourquoi les pompiers ne sont jamais bien loin des secouristes.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

De façon tout à fait étonnante, 96 % des résidents de Houston n’ont pas perdu l’électricité lors de la tempête.

Cette situation représente donc un risque pour les gens qui restent dans leurs maisons inondées.

Le pompier Hoag (à gauche sur la photo) se confie. « Sans l’aide de bons samaritains qui utilisent leur bateau pour aider les sinistrés, nous n’en serions pas là du tout! Avec toutes les réductions budgétaires qu’on a subies récemment, on ne pourrait pas garder la cadence. »

Jose Gutierrez prendra quelques heures de congé de sauvetage vendredi pour aller voir les Astros de Houston.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jose Gutierrez prendra quelques heures de congé de sauvetage vendredi pour aller voir les Astros de Houston.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

Vendredi, Jose Gutierrez, un secouriste, prendra quelques heures de congé pour aller voir un match des Astros. L'équipe de baseball des ligues majeures recommence à jouer, à la demande du maire de Houston, Sylvester Turner.

Des inondations provoquées qui suscitent la colère

Rachel Stuhr est en furie, car la Ville de Houston a décidé lundi soir de provoquer des inondations contrôlées dans son quartier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rachel Stuhr est en furie, car la ville de Houston a décidé lundi soir de provoquer des inondations contrôlées dans son quartier.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

Avant mardi, le quartier de Rachel Stuhr avait été presque épargné par les inondations.

Cependant, lundi soir, les autorités ont décidé de provoquer des inondations contrôlées. La Ville de Houston a deux grands réservoirs d’eau à ciel ouvert dans l’ouest de la ville, qui lui permettent justement d’absorber les surplus d’eau dans l’environnement.

Ces grands bassins sont protégés par une digue, qui menace aujourd’hui de céder, en raison de la situation actuelle. Et c’est le quartier de Rachel qui en est la cible. « Ils nous ont toujours dit de ne pas quitter nos maisons. Je suis tellement en colère! »

Racketta Trabocabore, qui est originaire du Burkina Faso, compte retourner dans son logement ce week-end.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Racketta Trabocabore, qui est originaire du Burkina Faso, compte retourner dans son logement ce week-end.

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc

Racketta Trabocabore m’a entendu parler français au téléphone, puis elle est venue vers moi. « Je suis Burkinabée, je parle français aussi! » Elle vit aussi dans ce nouveau quartier inondé. Mardi matin, quand elle est arrivée dans la zone sèche, elle a demandé à sa fille d’aller chercher les médicaments qu’elle avait oubliés dans sa maison. La jeune femme en a eu pour toute la journée.

Racketta compte retourner chez elle dès ce week-end. Personne ne lui a dit que, là où elle habite, ce sera beaucoup, beaucoup plus long que ça.

Après la pluie, il n'y a pas toujours le beau temps.

Visitez notre dossier sur la tempête Harvey 

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