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Jean-Marc Fournier invité au caucus québécois du PLC

Jean-Marc Fournier, leader parlementaire du gouvernement du PLQ.

Jean-Marc Fournier, leader parlementaire du gouvernement du PLQ.

Photo : Radio-Canada / Alex Boissonneault

Radio-Canada

Justin Trudeau a clairement signifié qu'il n'avait pas l'intention de modifier la Constitution, mais ça n'empêchera pas le ministre québécois Jean-Marc Fournier de présenter son plan d'affirmation nationale aux députés du Parti libéral du Canada (PLC). Il sera à Alma, jeudi, pour s'adresser à l'aile québécoise du groupe parlementaire fédéral.

Un texte d'Alex Boissonneault, correspondant parlementaire à Québec

Le bras droit du premier ministre Philippe Couillard répète qu'il ne veut pas lancer un nouveau cycle de négociations constitutionnelles. « Nous n'en sommes pas là », dit le ministre Fournier, qui y voit plutôt une occasion exceptionnelle d'approfondir le dialogue avec Ottawa.

L'objectif de M. Fournier est donc de poursuivre la démarche de sensibilisation des Canadiens, et en particulier de la classe politique, aux demandes traditionnelles du Québec.

Personne ne veut aller à une table constitutionnelle alors qu'il n'y a rien de prêt à cette table-là. Mais si on veut arriver à cette table, qui ne serait pas une crise constitutionnelle, mais plus une prise de conscience d'une communauté d'intérêt et de vision, ça ne peut se faire qu'en se parlant.

Jean-Marc Fournier, leader parlementaire du gouvernement Couillard

Le ministre québécois envisage même de créer l’habitude, en début de session, « d'aller parler à l'ensemble des parlementaires [fédéraux] de toutes les formations ».

« Québécois, c'est notre façon d'être Canadiens »

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en a surpris plusieurs en juin, lorsqu'il a présenté un plan d'affirmation qui viserait, à terme, à réintégrer la province dans la Constitution canadienne. Jamais le Québec n'a signé la Loi constitutionnelle de 1982.

Dans un document de 150 pages, M. Couillard a fait siennes les cinq conditions préalables fixées par le gouvernement de Robert Bourassa en 1986 pour une intégration du Québec à la loi constitutionnelle canadienne, soit :

  • la reconnaissance du Québec comme société distincte;
  • des limites au pouvoir fédéral de dépenser;
  • la garantie d'une représentation québécoise à la Cour suprême;
  • le droit de veto sur les modifications constitutionnelles;
  • des pouvoirs accrus en matière d'immigration.

L'opposition a salué cet effort, mais a aussi exprimé des réserves sur la possibilité que la démarche soit couronnée de succès.

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