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Voiture incendiée : un geste « haineux » qui inquiète la classe politique

Régis Labeaume réagit à l'incendie criminel dont a été victime le président du Centre culturel islamique de Québec

Le maire de Québec, Régis Labeaume

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La classe politique condamne sans ménagement l'incendie criminel perpétré sur la voiture du président du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), Mohamed Labidi : un nouveau geste « haineux » envers la communauté musulmane qui a de quoi inquiéter.

Un texte de Louis Gagné

« Ça nous préoccupe beaucoup, beaucoup, parce que [l’attentat contre la mosquée] le 29 janvier, c’était un geste isolé. Là, vous avez un nouveau geste. Il faut faire attention [parce que] l’enquête est en cours, mais à vue de nez comme ça, c’est extrêmement préoccupant en termes d’addition de geste haineux », a réagi le maire de Québec, Régis Labeaume.

Radio-Canada a appris que la voiture de Mohamed Labidi avait été visée par un incendie criminel dans la nuit du 5 au 6 août dernier. Le Service de police de la Ville de Québec a ouvert une enquête, mais aucun suspect n’a encore été appréhendé.

Régis Labeaume a tenu à préciser que « ces malheureux incidents » ne reflétaient en rien « les valeurs de respect des droits de la personne et des différences » que prônent les citoyens de Québec.

Je veux dire à nos concitoyens de confession musulmane qu’ils sont nos voisins, que nous les aimons et que nous ferons tout ce qui est possible et utile pour qu’ils vivent en paix dans leur ville.

Une citation de : Régis Labeaume, maire de Québec

« Curieux hasard »

Le maire de Québec a rappelé que l’événement est survenu quelques heures après que la Ville eut annoncé la vente d’un terrain à la communauté musulmane afin qu'elle puisse y aménager un cimetière.

« Je ne peux pas faire de lien [entre les deux événements] parce que l’enquête n’est pas terminée, mais ce serait un curieux hasard qu’il n’y en ait pas », a-t-il dit.

Le gouvernement Couillard a également dénoncé le geste criminel posé contre Mohamed Labidi. Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais, a mentionné que ses collègues au cabinet et lui-même étaient « extrêmement inquiets de ce qui est arrivé ».

« On parle d'une montée, parfois, de l'extrême droite. Je fais toujours attention là-dessus, mais carrément, là, il y a des événements qui s'additionnent et il y a des raisons de s'inquiéter en ce moment dans la région de Québec, de tout ce qui s'est passé », a commenté M. Blais à la sortie du Conseil des ministres.

Son collègue à la Sécurité publique, Martin Coiteux, invite à la prudence avant de parler d’un geste haineux. Il convient toutefois que les récents événements sont préoccupants.

« On va attendre les résultats de l’enquête, mais ça, c’est une couche supplémentaire. Un crime, c’est inacceptable, mais un crime haineux, c’est encore plus inacceptable », a déclaré le ministre.

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