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  • Archives
  • La sélection rigoureuse des premières hôtesses de l’air canadiennes

    Hôtesse de l'air, octobre 1965
    Radio-Canada

    Le 1er avril 1939, la compagnie Trans-Canada Airlines, ancêtre d'Air Canada, lançait son premier vol avec passagers entre Montréal et Vancouver. Ce service donnera naissance à un nouveau métier : hôtesse de l'air. Retour en archives sur ce poste très convoité.

    Devenir hôtesse de l’air, c’est aujourd’hui le rêve de plusieurs jeunes filles. Même si l’aviation a perdu au cours des dernières années son côté mystérieux ou héroïque, il reste que le métier d’hôtesse présente encore beaucoup d’attrait pour celles qui aiment à la fois le voyage et le contact avec le public

    La narratrice Lizette Gervais

    Diffusé en 1965, le documentaire Hôtesse de l’air nous montre combien cette profession est sélective.

    La narratrice Lizette Gervais commente toutes les étapes de la formation d’une hôtesse de l’air, à commencer par le processus d'embauche.

    Parmi les qualités requises pour exercer ce métier, l’apparence physique semble un critère prédominant. Les candidates devront être âgées de 20 à 26 ans, ne pas peser plus de 135 livres et posséder « un physique agréable et un charme discret, mais sans provocation ».

    En plus d’une formation technique, les apprenties hôtesses de l’air suivent d’ailleurs des cours d’esthétique et de maintien. De nombreux exercices de simulation sont aussi au programme pour se familiariser avec cet environnement particulier.

    Femme d'aujourd'hui, 20 mai 1975

    À l’émission Femme d’aujourd’hui du 20 mai 1975, la journaliste Micheline Archambault rencontre la première hôtesse de l’air « canadienne-française ».

    En 1939, Giralde Brunelle-Laurier a fait partie de la première vague de recrutement de Trans-Canada Airlines.

    Elle raconte avoir été sélectionnée parmi 1000 candidates qui devaient toutes répondre à un critère principal : détenir une formation d’infirmière. Cette expérience préalable avait pour objectif de donner un sentiment de sécurité aux passagers qui effectuaient, pour la grande majorité, un premier voyage en avion.

    Signe que la profession, tout comme ses critères de sélection, a changé à travers le temps, le titre « hôtesse de l’air » est de moins en moins courant. Au Canada, on parle dorénavant « d’agent(e) de bord », une appellation reflétant davantage la mixité du poste.

    De Trans-Canada Airlines à Air Canada

    • Avant les années 1930, l’avion et son équipage servaient principalement au transport du courrier, le transport de passagers était occasionnel.
    • La TCA inaugure sa première liaison le 1er septembre 1937. Le Lockheed 10A, appareil bimoteur affrété pour l’occasion, transportait deux passagers et du courrier. Il fait le trajet de Vancouver à Seattle en 50 minutes.
    • Le vice-président de TCA nommé par C.D. Howe, ministre fédéral des Transports, est l’ancien président de United Air Lines, Phillip Gustav Johnson. Il installe ses bureaux au 355 rue McGill, à Montréal, dans l’immeuble des messageries du CN.
    • Le siège administratif de la compagnie est à Montréal tandis que le centre de son exploitation et la formation technique sont établis à Winnipeg, centre du trafic aérien de l’époque.
    • En 1964, la compagnie vole sous les couleurs d’Air Canada.
    • Au début des années 1960, Air Canada est une société nationale d’aviation commerciale. En l’espace de 25 ans, elle se hisse au 8e rang des grandes compagnies aériennes; son réseau couvre le quart du globe et s’étend sur le Canada, les États-Unis, l’Europe et les Antilles. Elle compte 3000 employés.
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