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Une pétition en faveur d’un état d’urgence sur les opioïdes

Une équipe des urgences transporte un patient sur une civière.
Une équipe des urgences transporte un patient sur une civière. Photo: iStock
Radio-Canada

Plus de 700 travailleurs de la santé et des professeurs en Ontario ont signé une lettre demandant à la première ministre Kathleen Wynne de décréter l'état d'urgence face à la multiplication des surdoses d'opioïdes, comme le fentanyl.

Les signataires qualifient de « troublante » l’augmentation des surdoses, qui provoquent environ deux morts par jour, affirment-ils.

Parmi les signataires, des infirmières, des docteurs, des travailleurs de rue et des professeurs de 59 municipalités différentes, tant du sud que du nord de l’Ontario.

La capacité de réponse de nos systèmes de santé et de santé publique a été contrainte par nos ressources limitées et le manque de données à jour ont miné l'établissement rapide de programmes sécuritaires et efficaces face à cette urgence.

Lettre envoyée à la première ministre

À Toronto, par exemple, des bénévoles ont ouvert un centre improvisé d'injection supervisée dans un parc, avant que la Ville n'ouvre elle-même un centre temporaire, en attendant trois centres permanents.

Le fentanyl est 80 à 100 fois plus puissant que la morphineAgrandir l’image. Photo : Radio-Canada

Selon les signataires de la lettre à la première ministre, un état d'urgence signifierait :

  • un accroissement du financement pour les travailleurs de réduction des méfaits;
  • l'ouverture rapide de plus de centres de prévention des surdoses;
  • la création de programmes mis à jour contre les opioïdes.

La première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, a réagi à cette lettre en après-midi, lundi. Elle affirme avoir rencontré des médecins et avoir discuté avec eux de la situation. Selon elle, « ce qu’il se passe en Ontario n'est rien d'autre qu'une crise. [...] Il faut en faire plus. Dans les prochains jours, nous annoncerons d'importantes ressources supplémentaires qui nous aiderons à tirer parti du travail que nous avons accompli et à continuer à lutter contre cette crise de santé publique ».

Toronto

Politique provinciale