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La police de Windsor veut se rapprocher de la communauté africaine

Un policier de dos parle à une trentaine de jeunes assis devant lui.

La police de Windsor rencontrait officiellement une partie de la communauté africaine dimanche après-midi à la Place du partage.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

La police de Windsor a rencontré officiellement la communauté africaine francophone pour la première fois dimanche. L'objectif était de tisser des liens avec les jeunes.

Un texte de Colin Côté-Paulette

À la Place du partage, un organisme qui aide les immigrants francophones à s'intégrer dans la région de Windsor-Essex, on pouvait écouter une présentation en français, en anglais, ainsi qu'en swahili.

Une quarantaine de personnes étaient présents dans la salle afin d'écouter un policier.

Depuis que nous sommes ici, ça fait plus de 20 ans, il n'y a jamais eu de rencontre entre la police et la communauté

Jerry Masiya, directeur de l'organisme Place du partage
Un homme avec un chandail dashiki jaune avec le continent africain sur celui-ci parle à la caméra.

Jerry Masiya, le directeur de l'organisme Place du partage.

Photo : Radio-Canada / Stacey Janzer/CBC News

« Il fallait que cette situation arrive, parce que la jeunesse qui vient de l'Afrique et d'ailleurs dans le monde, elle a peur de la police. Là d'où ils viennent, la police est là pour les matraquer », indique le coordonnateur du programme jeunesse de Place du partage, Lehani Jacques Kagayo.

Il soutient que la police ici est là pour les encadrer et assurer leur sécurité.

« En Afrique, la police est très autoritaire, alors ça crée une anxiété qu'on emmène avec nous ici », croit Jolie Katembo, qui était présente dimanche après-midi.

Une jeune femme dans un tricot pourpre parle à la caméra.

Jolie Katembo est arrivée du Congo il y a plus de 20 ans et comprend l'anxiété des jeunes africains immigrants par rapport aux policiers.

Photo : Radio-Canada / Stacey Janzer/CBC News

Recrutement dans la communauté africaine

Le service de police de la quatrième ville la plus diverse au Canada, Windsor, a créé l'an dernier un poste d'agent de la diversité. Le corps policier ne compte toutefois pas d'agent d'origine africaine dans ses rangs, ce que M. Kayago qualifie de « triste réalité ».

La minute où vous voyez quelqu'un de votre communauté dans la police, vous vous sentez plus à l'aise

Neil McEachrane, agent responsable de la diversité, police de Windsor
Un policier en uniforme debout dans une pièce et entourée de bibliothèques.

L'agent Neil Mceachrane répond aux questions des jeunes fréquentant la Place du partage.

Photo : Radio-Canada / Stacey Janzer/CBC News

« On essaie de diffuser notre message le plus possible : tout le monde est le bienvenu dans la police de Windsor », explique Neil McEachrane, officier en charge de la diversité à la police de Windsor, qui était sur place dimanche pour rencontrer les jeunes.

L'agent McEachrane a pris le temps de demander aux jeunes ce qu'ils pensaient des policiers, pour finalement leur expliquer comment se déroulait le recrutement, s'ils étaient intéressés.

Un homme en complet avec une petite épingle du Canada sur son veston parle à la caméra.

Lehani Jacques Kagayo, le coordonnateur du programme jeunesse de Place de l'unité, est satisfait de la rencontre des jeunes qui fréquentent de l'organisme.

Photo : Radio-Canada / Stacey Janzer/CBC News

Une initiative de la police qui ravit M. Kagayo.

« Je me dis "enfin nous allons avoir des policiers francophones ethnoculturels", et ce sera le fruit de la rencontre d'aujourd'hui, bien que ce soit la première étape », s'exclame-t-il.

D'après le directeur de l'organisme Place du partage, Jerry Masiya, environ 1000 familles francophones d'origine africaine sont installées dans la région de Windsor-Essex.

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