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François Gendron aux premières loges de l'adoption de la loi 101

Photo d'une autre époque du député d'Abitibi-Ouest François Gendron
Photo d'une autre époque du député d'Abitibi-Ouest François Gendron Photo: Parti québécois
Radio-Canada

La Charte de la langue française, ou la loi 101, a 40 ans aujourd'hui. Le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron, était aux premières loges de l'adoption de la loi 101 en 1977 et se souvient des changements qu'elle a apportés au Québec et en Abitibi-Témiscamingue.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau, d'après une entrevue d'Annie-Claude Luneau

François Gendron faisait partie du gouvernement de René Lévesque lors de l'adoption de la Charte de la langue française. Selon le député, il était impératif de protéger la langue française à cette époque.

C'était majeur à l'époque.

François Gendron

« Je me rappelle de mes tournées à Montréal, il y avait beaucoup d'anglophonie dans l'ouest, se souvient le député. Maintenant, il y en a encore plus qu'avant! Alors, ça démontre comment c'était requis! On a une loi qui a permis en 15-20 ans des additions, au lieu de soustractions. »

Une victoire pour les travailleurs de l'Abitibi-Témiscamingue

Vue du quartier des ouvriers à Noranda. À gauche, on aperçoit le bâtiment du Northland Grocers (Québec) Limited. À l'arrière-plan, on retrouve la mine Noranda et les chevalements de la mine Horne.Vue du quartier des ouvriers à Noranda. À gauche, on aperçoit le bâtiment du Northland Grocers (Québec) Limited. À l'arrière-plan, on retrouve la mine Noranda et les chevalements de la mine Horne. Photo : BanQ Rouyn-Noranda

François Gendron souligne que la loi 101 était aussi nécessaire en Abitibi-Témiscamingue, notamment, pour les travailleurs de la mine Noranda.

« Même la Noranda, qui était ce qu'on appelle une ville anglophone, ils ont fait des progrès au niveau de la langue de travail. Je me souviens, pour l'avoir visitée avant de faire de la politique, tous les cadres étaient anglophones. À la Noranda, les gens parlaient exclusivement anglais, la question qu'on te posait c'était : « Tu veux travailler chez nous? Est-ce que tu parles anglais? » Alors, c'est quasiment impensable qu'un Québécois, qui vit dans sa nation, ne puisse pas travailler dans sa langue »

François Gendron considère que la situation de la langue française au Québec est toujours préoccupante.

Il souhaiterait, entre autres, que plus de ressources soient octroyées à la francisation des immigrants.

Abitibi–Témiscamingue

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