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Trump accorde le pardon présidentiel au shérif controversé Joe Arpaio

L'ancien shérif de 85 ans Joe Arpaio évite une possible peine de prison pour outrage au tribunal dans une affaire de discrimination envers les immigrants clandestins.

L'ancien shérif de 85 ans Joe Arpaio évite une possible peine de prison pour outrage au tribunal dans une affaire de discrimination envers les immigrants clandestins.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Le président américain Donald Trump a gracié le controversé shérif Joe Arpaio, condamné pour ses pratiques excessives et discriminatoires envers les immigrants clandestins.

À peine un mois après la décision de la cour, l’homme de 85 ans évite une possible peine de prison en se voyant accorder le pardon de Donald Trump.

Dans un communiqué publié vendredi, la Maison-Blanche a expliqué que Joe Arpaio était un « candidat digne de la grâce présidentielle ».

« Le shérif Arpaio a consacré sa vie à protéger le public contre les fléaux de la criminalité et de l’immigration illégale », pouvait-on lire.

Cette annonce était en quelque sorte attendue. Mardi, Donald Trump y avait fait allusion lors d’un rassemblement partisan à Phoenix en Arizona.

« A-t-il été condamné pour avoir fait son travail? », avait demandé le président à la foule de supporteurs.

Un personnage controversé

L’ancien shérif du comté de Maricopa en Arizona a fait les manchettes plusieurs fois durant ses 24 ans de carrière.

En juillet dernier, il a été condamné pour n'avoir pas respecté une décision judiciaire datant de 2011 qui lui interdisait d'organiser des patrouilles anti-immigrants. Il avait mis en place de telles mesures.

On l’a souvent accusé de faire du profilage racial, notamment en encourageant ses équipes à arrêter des automobilistes d’origine hispanique sur de simples soupçons qu’il s’agissait d’immigrants illégaux.

Certains lui reprochent également d’avoir été cruel en séparant délibérément des familles et en rassemblant des détenus dans des campements en pleine canicule.

Une décision qui ne passe pas inaperçue

Pour le maire de la ville de Phoenix, Greg Stanton, le pardon de l’ancien shérif est une « gifle pour la population du comté de Maricopa ».

Il ajoute que les efforts du président américain n’effaceront jamais « l'horrible legs » de Joe Arpaio.

L’Union américaine des libertés civiles a indiqué que le président avait « choisi l’illégalité plutôt que la loi et la douleur plutôt que la guérison ».

Elle avait déclaré, avant l’annonce officielle du pardon, que s’il s’avérait, il s’agirait alors d’une « validation présidentielle du racisme ».

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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