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Protection en cas de catastrophes naturelles : 5 questions au Bureau d’assurance du Canada

Des arbres arrachées et un jardin emdommagé par la tornade.

Il y a un an, une tornade dévastée des maisons à Windsor.

Photo : Marine Lefèvre

Radio-Canada

Tornade, incendie, inondations, jusqu'où êtes-vous couvert par votre compagnie d'assurance. Radio-Canada a posé la question à Pierre Babinsky, directeur affaires publiques et communication au Bureau d'assurance du Canada (BAC).

Radio-Canada - Les assurés sont-ils systématiquement couverts pour les catastrophes naturelles?

Pierre Babinsky - La plupart des événements météo et des catastrophes naturelles, comme les vents violents ou la grêle, sont couverts par une police de base en assurance habitation et par la majorité des polices d’assurance auto.
Les refoulements d’égouts, les inondations ou les infiltrations d’eau par les fondations ou le toit peuvent être couverts par des avenants ajoutés au contrat.

RC - Habituellement, combien de temps faut-il pour se faire rembourser?

PB - Ça dépend toujours de l’ampleur. Pour un événement localisé concernant quelques centaines d’habitations, couvertes par une vingtaine d’assureurs différents, ça va généralement très vite une fois que l’assureur a été contacté. Une visite des lieux peut être prévue si nécessaire, puis le processus est habituellement rapide. Si on parle d’une catastrophe de grands d’ampleur, comme les feux de Fort McMurray, il peut y avoir certains délais. En général, il y a des paiements partiels qui sont faits rapidement. Ensuite, s’il manque des pièces au dossier, cela peut se prolonger un peu.

Conseil de l'assureur : Un contrat d’assurance habitation ou automobile couvre beaucoup de risques, mais il est indispensable que les gens comprennent bien leur contrat et l’ampleur de leurs protections. Il faut le faire à la suite d’un sinistre, mais le BAC encourage les gens à le faire avant pour s’assurer qu’ils ont toute la protection dont ils ont besoin. Sinon ils doivent se renseigner auprès de leur assureur afin de la bonifier.

RC - Dans quelle mesure avez-vous constaté une hausse des réclamations liées aux catastrophes naturelles?

PB - On observe depuis plusieurs années une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes qui causent des dégâts. Les événements sont aussi plus intenses. Avant 2010, la moyenne annuelle que les assureurs payés en réclamations liées aux catastrophes naturelles étaient autour de 600 millions de dollars par année. Depuis 2010, on dépasse le milliard. En 2013, on est allé à 3,2 milliards. Et l’an dernier, avec les feux de Fort McMurray, on a dépassé les 5 milliards.

Feux Fort McMurrayAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Feux 2016 Fort McMurray

Photo : Radio-Canada

RC - À quel point la multiplication des catastrophes naturelles du type tornade est une source de préoccupation pour votre organisme et vos membres?

PB - L’industrie de l’assurance du dommage regarde très attentivement ce qui se passe. Les compagnies ont une responsabilité envers leurs assurés. Elles suivent toujours la situation pour être en mesure d’anticiper les risques afin de pouvoir les chiffrer et constituer les fonds nécessaires à l’aide des primes. Plus on paie de dommages, plus on doit se préparer à en payer. À plus long terme, cela peut signifier des augmentations de prime, mais pas systématiquement.

RC - Est-ce que cela veut dire que les consommateurs pourraient être moins bien assurés dans l’avenir?

PB - Pas forcément. Il y a quelques années, on ne pouvait pas s’assurer au Canada contre les débordements d’un cours d’eau. Aujourd’hui, c’est possible. Notre industrie s’adapte aux besoins des consommateurs, on développe de nouveaux produits. Le BAC a produit récemment des avenants pour les inondations et améliorer ses avenants pour les tremblements de terre. Le rôle des assureurs est de protéger le patrimoine financier des individus et des entreprises. Ils prennent ce rôle au sérieux et sont très proactifs dans ce sens.

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Windsor

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