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Des élus de Toronto veulent limiter une campagne anti-avortement jugée choquante

Des membres du Centre canadien pour la réforme en bioéthique manifestent sur la rue College au mois de juillet.

Des membres du Centre canadien pour la réforme en bioéthique manifestent contre l'avortement rue College, au mois de juillet.

Photo : Radio-Canada / Natalie Nanowski

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des élus envisagent de proposer un règlement municipal pour limiter une campagne anti-avortement qui utilise des images jugées choquantes. Celles-ci circulent dans le centre-ville de Toronto et les boîtes aux lettres de certains résidents, mécontents.

Les pancartes présentent des foetus ensanglantés et démembrés. Des résidents de certains quartiers du centre-ville de Toronto disent aussi avoir reçu des dépliants dans leurs boîtes aux lettres.

Sarah Doucette, conseillère municipale à l'extrémité ouest de la ville, considère que ces images sont « troublantes » et elle dit avoir reçu des centaines de plaintes de résidents bouleversés.

Le Centre canadien pour une réforme bioéthique, une organisation basée à Calgary, est celui qui distribue ces dépliants et accroche les pancartes. Cet été, ses membres ont tenu une manifestation contre l'avortement au centre-ville.

Le député néo-démocrate Peter Tabuns veut également que la distribution de ces dépliants cesse dans les boîtes aux lettres des gens.

Peter Tabuns, deux autres conseillers municipaux de Toronto, Paula Fletcher et Mary Fragedakis, ainsi que la fiduciaire du conseil scolaire public anglais de Toronto, Jennifer Story, demandent au procureur général de l'Ontario de demander une injonction contre ces dépliants et les panneaux affichés dans les rues par le groupe.

« Les gens ont le droit de protester, mais c'est une chose différente que de montrer ce genre d'images qui pourraient traumatiser des personnes », estime M. Tabuns.

Des plaintes dans d'autres villes

À Saskatoon, à Calgary et à Surrey, en Colombie-Britannique, il y a également eu des plaintes au sujet des méthodes du Centre canadien pour une réforme bioéthique. Surtout après que des enfants eurent trouvé ces dépliants dans les boîtes aux lettres.

Selon la conseillère Sarah Doucette, des résidents se sont plaints à la police, mais celle-ci leur a fait savoir que l'organisation militante n'était pas illégale.

« Nous ne disons pas que ces [manifestants] ne peuvent pas distribuer des dépliants, mais il y a une différence entre les distribuer main à main et les déposer dans les boîtes aux lettres, car les gens peuvent choisir de les prendre ou non », juge-t-elle.

CBC Toronto a essayé de joindre le groupe militant anti-avortement, mais n'a pas obtenu de réponse.

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