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Les 12 rounds d’espoir d’Ali Nestor

Ali Nestor et Justin Trudeau

Ali Nestor et Justin Trudeau

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Franco Nuovo
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En fait, il n'y en a pas 12, mais 17. Dix-sept boxeurs amateurs (Nouvelle fenêtre) qui ont affronté tour à tour le fondateur de l'organisme Les princes de la rue, Ali Nestor.

Bon, ça c’est en guise de courte intro histoire, qu’on comprenne en gros de quoi je parle.

Ce que j’en savais personnellement pour avoir reçu Ali il y a plusieurs semaines dans mon studio, c’est que se tenait mercredi à la TOHU une soirée bénéfice pour soutenir la cause, celle que défend Ali depuis longtemps, cette volonté d’enseigner aux jeunes en déroute à se bâtir, de les extraire du bitume de la rue, d’éviter de les voir disparaître dans les craques de l’asphalte, de les sauver des petites et grandes violences autant que de leur désarroi. Il n’y a pas mission plus noble.

Je savais aussi qu’il y aurait des personnalités, certaines plus importantes que d’autres, des gens élégamment vêtus qui avaient réservé des tables pour assister aux combats aux allures de spectacle bien orchestré.

En fait, c’est mon collègue Robert Frosi, adepte du gym d’Ali, qui m’a entraîné dans cette folle et néanmoins honorable aventure. Après tout, Frosi était le seul de la carte, digne descendant, par son courage, de l’Italo-Américain Jake LaMotta et du rital, champion poids lourd, Primo Carnera. Bon, j’en mets un peu, mais c’est mon pote.

Il m’a passé un coup de fil et m’a demandé banalement d’être un de ses hommes de coin. Je ne connaissais rien à leur rôle outre ce que j’ai vu lors des combats professionnels auxquels j’ai assisté. Qu’importe! Comment dire non à Robert? Comment refuser même ma toute petite présence à un évènement aussi géant dans ses intentions? C’est un honneur.

Il y avait du monde. C’était soir de fête, de divertissement. Des dizaines de bénévoles s’animaient comme des abeilles dans une ruche.

Il y avait les entraîneurs, dont certains plus connus que d’autres : Dan Bigras, Martine St-Clair, Virginie Coossa, le splendide et talentueux joueur de l’Impact Hassoun Camara et Denis Coderre, qui n’en rate pas une, mais qui connaît surtout très bien ce coin de ville.

Des vedettes en pagaille jouaient le jeu du ring, Julie Snyder, Isabelle Maréchal et Josélito Michaud, etc. Marc Hervieux a fait trembler le temple en chantant l’hymne national.

Marc Hervieux
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Marc Hervieux

Photo : Radio-Canada

Et les boxeurs, bien entendu, de Bruny Surin à Marie-Élaine Thibert, en passant par Rémi Bourget, Stéphan Bureau, Robert Frosi, Patrice Godin, David Heurtel et Cathy Gauthier.

Entre vous et moi, Gauthier, je ne voudrais pas voir en colère ce petit bout de femme que j’adore. Je ne voudrais pas non plus mettre les gants contre elle ni la croiser dans une ruelle mal fréquentée. Pugnace, la fille. Wonder Woman!

Quant à la légende Gaétan Hart, il tenait le rôle périlleux d’arbitre.

Et, bien sûr, je ne peux surtout passer sous silence la présence de Justin Trudeau, premier ministre du Canada, et de la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, trop jolie pour boxer, mais boxeuse quand même.

Monsieur Trudeau d’abord. Il n’était pas là par hasard. Il connaît Ali depuis des années. Il est plus que sensible à sa cause. Il s’est entraîné avec lui, entre autres pour son combat avec le sénateur Patrick Brazeau. Il a peut-être appris de lui la persévérance et le courage. Cette fois, il était son entraîneur, dans son coin. Il l’aspergeait entre les rounds, lui mettait le casque, vérifiait les gants.

Justin Trudeau surveille Ali Nestor sur le ring.
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Justin Trudeau surveille Ali Nestor sur le ring.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Un rock star, ce Justin. On le sait, on le répète, mais il faut voir la vague qu’il provoque dès qu’il entre dans une salle. Les égoportraits croisent le fer, les femmes s’attendrissent, d’autres se liquéfient devant tant de charme et de beauté virile. Les hommes tiennent à lui serrer la main, à lui faire l’accolade.

J’ai connu la première « Trudeaumanie »… « Go go Trudeau, t’en fais pas, t’es le plus beau, un ministre aux cheveux longs, etc. »

Justin Trudeau
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Justin Trudeau

Photo : Radio-Canada

On n’en est pas encore là avec Justin, mais on n’en est pas loin. Quant aux gardes du corps? Discrets, les gardes du corps…

Et je termine avec Mélanie Joly, qui tenait les gants bien hauts. Extraordinaire, la ministre du Patrimoine; un jeu de jambes digne de Mohamed Ali; des enchaînements désarmants, crochets et uppercuts ponctués de quelques jabs bien envoyés, histoire de rythmer la valse. Ali Nestor avait peine à se tenir debout. Il titubait, semblait sonné. Or, il fut, comme on dit dans le jargon, sauvé par la cloche.

Melanie Joly et Ali Nestor
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Melanie Joly et Ali Nestor

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Bon, vous en prenez et vous en jetez. Je tiens quand même à vous rappeler qu’elle est la boss de Radio-Canada, ma boss à moi…

Dieu, que je suis téteux… Un vrai jambon.

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