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Une usine de Richibucto limite ses activités en raison de mauvaises odeurs

L'usine Omera Shells à Richibucto cause des désagréments aux résidents des environs

L'usine Omera Shells à Richibucto cause des désagréments aux résidents des environs

Photo : Radio-Canada / Anaïs Brasier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les odeurs qui émanent d'une usine de transformation de déchets de fruits de mer dans la région de Richibucto, au Nouveau-Brunswick, dérangent le voisinage. L'usine Omera Shells a d'ailleurs réduit sa production pour limiter les odeurs.

Un texte de Catherine Allard

« La production qui se fait est au ralenti. [L’usine] réalise les problèmes qu'elle a au niveau des odeurs et on essaye de voir comment trouver des solutions. Présentement, il y a une production à 10 ou 20 % de la capacité, mais pas plus, donc une production au ralenti », explique le maire de Richibucto, Roger Doiron.

Les activités de l’usine ont débuté il y a quelques jours, selon un porte-parole du ministère de l’Environnement, Marc-André Chiasson. Dès que la production a commencé, le ministère a commencé à recevoir des plaintes, souligne-t-il.

Un inspecteur du ministère de l’Environnement s’est rendu à l’usine Omera Shells. Une réunion doit avoir lieu cette semaine entre la direction de l’usine et le gouvernement provincial.

Le voisinage à bout de patience

L'usine Omera Shells ouverte l’an dernier est située près de plusieurs maisons et de l'École Soleil Levant. Des résidents du voisinage sont à bout de patience.

« La senteur est vraiment nauséabonde. On ne peut pas garder les fenêtres ouvertes dans la maison. [...] On ne peut pas aller dehors parce que la senteur est tellement forte que ça coupe le souffle », affirme Yvon Bélanger, un voisin, en entrevue à l’émission Le réveil Nouveau-Brunswick, de Radio-Canada Acadie.

Le résident de Richibucto, Yvon BélangerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le résident de Richibucto, Yvon Bélanger, dénonce la présence d'odeurs nauséabondes dans son voisinage

Photo : Radio-Canada / Anaïs Brasier

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a accordé l’automne dernier une aide de 2,9 millions dollars à l’entreprise qui comptait créer jusqu’à 74 emplois. Elle produit des coquillages séchés et de l’engrais bio-organique.

« Les déchets de la mer sont placés dans des fourneaux à haute température. Ça crée une odeur nauséabonde et un nuage. C’est ce qui se répand sur l’École Soleil Levant, les voisins et aussi un foyer de personnes âgées qui n’est pas loin », explique Yvon Bélanger.

« Toutes les valeurs des propriétés sont tombées, comme on dit. C’est une chute. Mon voisin a essayé de vendre sa maison [...] et quand l’acheteur a su qu’il y avait ces senteurs-là, immédiatement il a [annulé] l’achat de la maison », dénonce-t-il.

Il n’écarte pas la possibilité de déménager si la situation ne s’améliore pas, car il craint pour sa santé. « On a déjà des maux de tête. On a déjà des maux de gorge. »

Un casse-tête pour la municipalité

Le maire de Richibucto Roger Doiron est allé à la rencontre des responsables de l’usine, mardi. Il espère trouver rapidement des solutions à ce problème d’odeurs.

Le conseil municipal est préoccupé parce que c'est une usine qui apporte des emplois, mais ça affecte aussi la qualité de vie des citoyens qui est en jeu, donc il faut trouver des solutions.

Une citation de : Roger Doiron, maire de Richibucto

« On ose croire que ça va se régler. L'école commence dans une dizaine de jours. C'est pour le bien de l'école, c'est pour les citoyens aussi », ajoute le maire.

Le propriétaire de l’usine Omera Shells, Omer Gaudet, n’était pas disponible, dans l’immédiat, pour accorder une entrevue à Radio-Canada Acadie.

Avec des informations d’Anaïs Brasier.

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