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Les travailleurs de nuit plus à risque de devenir obèses

L'intérieur d'une mine
La mine Garson, à Sudbury Photo: La Presse canadienne / Gino Donato
Radio-Canada

Une étude réalisée auprès de plus de 1500 hommes du Nord-Est de l'Ontario fait le lien entre les quarts de travail irréguliers ou tardifs et le gain de poids.

Plusieurs hypothèses peuvent expliquer la corrélation observée, dit Anne Grundy, une des auteures de l’étude et chercheuse à l'Université de Montréal.

« La digestion suit un rythme circadien [cycle de 24 h], tout comme le sommeil, explique-t-elle. Si vous mangez à des heures qui ne sont pas synchronisées avec votre horloge biologique, la façon de métaboliser la nourriture peut changer. »

L’autre piste prise en compte est celle avancée par des études antérieures qui fait le lien entre le manque de sommeil et le surpoids.

La combinaison des deux, résume la chercheuse, augmente les risques de devenir obèse.

Les travailleurs des mines comme échantillon

Publié dans un des journaux de l’Agence de la santé publique du Canada, le rapport a été produit, en collaboration, par six centres de recherche de l’Ontario et du Québec.

Les données utilisées dans cette recherche proviennent d’une étude précédente sur le cancer de la prostate, réalisée avec ce même échantillon de population.

« Il se trouve que dans le Nord-Est de l’Ontario, les personnes qui ont des quarts de travail irréguliers sont plus nombreuses qu’à Toronto, par exemple, dit Mme Grundy. C’est le cas des mineurs, notamment. »

Anne Grundy espère que ces recherches encourageront les employeurs qui proposent ce type de quarts de travail à opter pour des mesures qui réduiront les risques pour la santé de leurs employés.

Avec les renseignements de Casey Stranges, de CBC

Nord de l'Ontario

Santé publique