•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mort de Jonathan Belley : la famille jette le blâme sur les policiers

La mère de Jonathan Belley et son conjoint

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Radio-Canada

La famille de Jonathan Belley, abattu pendant une opération de la Sûreté du Québec dimanche soir à La Sarre, affirme que son décès aurait pu être évité et jette le blâme sur les policiers.

Un reportage de Jean-Marc Belzile

La mère et l'un des frères de Jonathan Belley sont atterrés par la tournure des événements.

« C'est carrément inhumain », souligne Maxime Belley.

Rencontré à proximité de la scène de crime, ce dernier tenait à revenir sur le lieu où son frère Jonathan a perdu la vie.

Il peine à comprendre ce qui a pu se passer dans la tête de son grand frère.

Le frère de Jonathan Belley, Maxime BelleyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le frère de Jonathan Belley, Maxime Belley

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Maxime Belley, qui a appris la nouvelle sur les médias sociaux hier, s'explique mal pourquoi les policiers l'ont abattu.

On en veut aux policiers pour ce qu'ils ont fait. On veut avoir des réponses, on devrait les avoir plus tard, on ne veut pas que ça se passe avec personne d'autre, une histoire comme ça.

Maxime Belley, frère de Jonathan Belley

« Il n’était pas un danger »

La mère de Jonathan, Nancy Veillette, en veut elle aussi aux policiers. « C'est un deuil très difficile à passer pour une mère », souligne-t-elle.

La mère de Jonathan Belley, Nancy VeilletteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mère de Jonathan Belley, Nancy Veillette

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Elle ne croit pas que son fils était quelqu'un de dangereux.

Je trouve que les policiers n'ont pas été juste dans tout ça. C'était un enfant, il n'avait pas d'armes à feu, seulement un couteau. Les policiers n'avaient pas d'affaire à tirer sur mon enfant, il n'était pas un danger, il n'avait rien pour tuer les policiers, c'est une affaire qui est inacceptable.

Nancy Veillette, mère de Jonathan Belley

La Sûreté du Québec ne commente pas l'affaire. L'enquête a été confiée au Bureau des affaires indépendantes (BEI).

Une fois l'enquête terminée, un rapport sera déposé au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui déterminera s'il y a lieu de déposer des accusations.

La mère de Jonathan, elle, songe à entamer des poursuites judiciaires contre la Sûreté du Québec.

Abitibi–Témiscamingue

Forces de l'ordre