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Stéphanie Létourneau, criminologue et coach de vie en ligne, de Rouyn-Noranda à Madagascar

Stéphanie Létourneau sur sa chaîne YouTube pour verbaliser ce qu'est le « coaching » en relations amoureuses.

Stéphanie Létourneau sur sa chaîne YouTube pour verbaliser ce qu'est le « coaching » en relations amoureuses.

Photo : Youtube : Stéphanie C. Létourneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il y a quelques années la Rouynorandienne Stéphanie Létourneau a décidé de suivre son conjoint à Madagascar, un État insulaire d'Afrique que le canal de Mozambique sépare du reste du continent. Avec l'Abitibi bien ancrée dans le coeur, elle continue de faire pousser les racines de la région même à des milliers de kilomètres.

Une rencontre d'Angie Landry

C’est grâce à la magie d’Internet si Stéphanie peut discuter de sa vie à l’étranger. C’est aussi grâce à la technologie qu’elle garde un solide contact et des liens étroits avec famille et amis et qu’elle a réussi à réorienter sa carrière tout en demeurant sur l’île de Madagascar.

À presque 17 h, elle profite de la dernière heure d’ensoleillement de la journée pour raconter la vie qu’elle mène depuis près de sept ans.

Au début on partait pour une année. On a prolongé pour deux ans, puis six mois, puis une autre année, et finalement ça fait six ans et demi!

Stéphanie Létourneau

Toujours aussi amoureuse de l’Abitibi-Témiscamingue malgré les milliers de kilomètres qui la séparent désormais de ses origines, elle a quitté Rouyn-Noranda avec son conjoint et sa fille, vers la ville de Toamasina à Madagascar, où elle a donné naissance à un petit garçon.

Le garçon de Stéphanie Létourneau sur la plage.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le garçon de Stéphanie Létourneau dans l'ombre du coucher de soleil sur une plage de Madagascar.

Photo : Gracieuseté : Stéphanie Létourneau

Réorienter sa carrière

Toamasina, qui signifie « qui semble salé » en malgache, est une grande ville de l'Est de Madagascar, située à 353 km au nord-est de la capitale, Antananarivo.

Au même titre que l’Abitibi-Témiscamingue, l’économie de Toamasina repose presque essentiellement sur les ressources naturelles.

Si le conjoint de Stéphanie a pour sa part trouvé son compte dans une mine importante de nickel, elle doit pour sa part revoir ses plans en matière d’emploi.

Mine de nickel de la minière Ambatovy à Madagascar.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mine de nickel de la minière Ambatovy à Madagascar.

Photo : Site web : Ambatovy

« Je n’ai pas eu le choix de revoir un peu le cheminement de ma carrière », explique la criminologue de formation.

« Il a fallu que je me dise moi-même : qu’est-ce que je veux faire de ma vie? Je voyais qu’on était ici pour un bon moment et j’avais besoin de m’occuper », avoue-t-elle.

C’est donc en utilisant les bienfaits de la technologie et en misant sur ses connaissances en psychologie qu’elle démarre une entreprise de coaching de vie en ligne, qui se spécialise notamment dans les relations amoureuses.

C’est autant pour célibataires que pour gens en couple, qui vivent quelques difficultés que ce soit. Il s’agit de guider les gens vers une relation qui leur convient et de mettre le doigt sur les patterns qui sont répétés.

Stéphanie Létourneau

Stéphanie Létourneau parle ainsi d’un accompagnement en ligne, qui permet de donner, à chaque client, toujours un peu plus de confiance.

 

Son emploi lui permet par le fait-même de garder le contact avec l’Abitibi-Témiscamingue puisque certains de ses clients sont de la région. « J’adore avoir des clients de l’Abitibi car je me sens plus proche d’eux! », soutient Stéphanie.

La technologie, l’outil pour contrer la distance

Guidés par l’envie de revenir aux racines abitibiennes, Stéphanie et son conjoint croient en l’importance de faire connaître à leurs jeunes enfants l’essence de la région.

Leur région.

Quand je suis à la maison j’ai une vie comme si j’élevais mes enfants en Abitibi. Mais c’est sûr que la technologie aide à garder le contact, que ce soit par Facebook ou par Skype. C’est une façon de garder près de moi l’Abitibi, et de la montrer à mes enfants.

Stéphanie Létourneau

Le couple priorise ainsi les échanges fréquents entre la famille et les amis et partage sur une base régulière les activités et événements pour garder un lien étroit.

Stéphanie Létourneau en compagnie de sa famille, en voyage à Madagascar.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stéphanie Létourneau en compagnie de sa famille, en voyage à Madagascar.

Photo : Gracieuseté : Stéphanie Létourneau

« On parle beaucoup à nos enfants de nos racines. Ils se sentent vraiment québécois malgré tout. Par la langue aussi, avec les expressions québécoises et abitibiennes qu’on leur apprend. Comme les bottes de pines! », soutient-elle. « On essaie de garder ces expressions parce que ça fait partie de nous! C’est parfois en étant à distance qu’on redécouvre le sens de nos expressions », affirme Stéphanie.

Selon elle, l’Abitibi-Témiscamingue est encore une jeune région mais en pleine effervescence.

L’Abitibi actuelle donne encore plus le goût de revenir. C’est facile de dire qu’il n’y a pas les embouteillages de Montréal, mais c’est plus que ça. Ce sont les liens d’amitié, les contacts qu’on peut créer, et les projets qu’on peut y faire.

Stéphanie Létourneau

Vous connaissez quelqu'un de la région qui laisse sa marque régionale à l'international ? Écrivez-nous : angie.landry@radio-canada.ca

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