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Saint-André-Avellin « fibre » au rythme du Festival twist

Le mot '' Laine'' est écrit sur un fond de tricot gris et un mouton souriant est visible en avant-plan.
Le Festival twist de Saint-André-Avellin se déroule du 17 au 20 août 2017. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des graffitis de laine tapissent les murs, des artistes aux accoutrements colorés et des chiens bergers se promènent alors que se remplit l'immense tente aux banderoles multicolores : le Festival twist est commencé. Plus de 20 000 personnes y sont attendues à Saint-André-Avellin cette fin de semaine.

Un texte de Christelle D'Amours pour Tout inclus

Le Festival twist se dit le plus important événement canadien qui célèbre l’art du fil.

La photo montre une billetterie recouverte de tricots colorés.La billetterie du Festival Twist est recouverte de tricot. Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

Le contenu est vraiment important, autant que le contenant. La thématique de la fibre textile doit être partout, l’agriculture doit se retrouver partout.

Amélie Blanchard, fondatrice du Festival twist

Des gens de diverses origines se déplacent pour vivre un week-end d’ateliers, de démonstrations, de conférences et de découvertes autour de la fibre textile et de la laine.

Twist, c’est plus de 70 bénévoles, une dizaine d'organisateurs et des milliers de visiteurs. La fondatrice Amélie Blanchard indique d’ailleurs que son équipe a dû tripler la dimension de la tente extérieure pour pouvoir accueillir tous ces gens dont le nombre augmente chaque année selon elle.

Selon la fondatrice, le public du Festival twist regroupe :

  • Des gens majoritairement âgés de 20 à 70 ans
  • 25 % de la population locale
  • 50 % de visiteurs qui font un voyage d’une journée pour l’événement
  • 25 % de touristes en provenance de la Colombie-Britannique, des Maritimes, de la France et même de la Belgique

Des ambassadeurs d’un peu partout en Ontario et au Québec organisent aussi des voyages en autobus pour faciliter l’accès en région.

Photo des bobines de laine coloréesDe la laine colorée. Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

Un engouement grandissant pour le textile

Le Festival twist, fondé officiellement en 2011, a vu les inscriptions à ses ateliers grimper de 40 % cette année.

Photo où l'on voit des mains qui étendent de la laine colorée.Atelier de fabrication de feutre. Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

Le do-it-yourself, c’est une tendance où on a envie de faire autre chose que de pitonner sur nos iPhone. On veut créer de belles choses.

Amélie Blanchard, fondatrice du Festival twist

La fondatrice du Festival s’explique cette augmentation de l’intérêt pour la fibre textile en partie par le fait que « de plus en plus, les jeunes sont intéressés à faire les choses par eux-mêmes », nous indique-t-elle. « Le do-it-yourself [faire les choses soi-même], c’est une grande tendance en ce moment et c’est valorisant de faire quelque chose avec nos mains. »

Photo de mains qui roulent du feutre enroulé dans du papier à bulleLe feutre doit être roulé pour se compresser. Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

Une programmation bonifiée

L’événement s’attend à accueillir encore plus de familles pour l’édition 2017 puisque des mesures ont été prises pour intéresser les enfants, mais aussi les hommes. Entre autres, un café en plein air (beer garden) a été spécialement pensé pour messieurs.

La nouveauté cette année : l’équipe Twist a davantage développé le volet agricole. Des chiens de race border collie, reconnus pour leurs habiletés de bergers, feront la démonstration de cinq techniques différentes de rapatriement d’un troupeau de moutons.

On est dans la modernité. C’est contemporain, Twist, ce n’est pas quétaine.

Amélie Blanchard, fondatrice du Festival twist
Photo d'une femme travaillant la laine au métier à tisser électronique.Atelier: les patrons de tissage peuvent être réalisés à l'aide de machines technologiques Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

Aussi, la programmation d’activités pour enfants est complètement repensée.

« Pour nous, c’est vraiment important d’initier les enfants à l’art du fil », explique la fondatrice de l’événement, qui en profite pour mentionner un atelier de teinture au micro-ondes et un atelier de feutrage des lettres de l’alphabet.

Plus de 130 spécialistes ont été sélectionnés pour leur expertise, selon Amélie Blanchard, qui ajoute également que l’offre a beaucoup changé depuis les débuts de l’événement.

Pourquoi tant de laine?

La phrase « Pourquoi tant de laine? » est écrite avec des pièces de tricot sur une clôture noire.Agrandir l’imageGraffiti de tricot : « Pourquoi tant de laine? » Photo : Radio-Canada

Dans son ancienne vie, Amélie Blanchard était productrice de télévision à Montréal. Quoi de plus urbain! Elle a pourtant tout quitté en 2008 pour s’établir à Saint-André-Avellin et y élever des chèvres qui produisent du cachemire.

Amoureuse des animaux, elle concrétisait ainsi un rêve d’enfance et s’est découvert une nouvelle passion pour le monde de la fibre.

« Je cherchais des événements textiles au Québec et il n’y en avait pas », se rappelle Amélie Blanchard, qui a donc décidé de créer elle-même son événement. « J’étais dans une transition de vie, je voulais vivre de ça et j’ai lancé ce projet, un trip de coeur », ajoute-t-elle.

J’ai rêvé à un festival. Mon festival de rêve et c’est ça que j’ai créé.

Amélie Blanchard, fondatrice du Festival twist

Elle dit en riant qu’elle a mangé du macaroni en boîte durant un an, mais que les efforts en ont valu le coup. Elle poursuit aujourd’hui sa mission de communiquer sa passion avec le plus de jeunes possible pour perpétuer l’amour de la fibre.

Photo d'un mur de tricot coloréMur fait de tricot Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

« Si ça prend quelqu’un comme moi d’hyper urbain pour commencer à triper à filer sa laine sur un rouet, qui prend vraiment beaucoup de temps, il doit y avoir d’autres crinqués comme moi dans le monde », nous dit-elle, les yeux brillants.

Ottawa-Gatineau

Agro-industrie