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Fermeture de l’unique clinique qui combat l’obésité en Nouvelle-Écosse

Un médecin mesure le tour de taille d'un homme.

Un Canadien sur quatre souffre d'obésité.

Photo : iStock

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Néo-Écossais qui cherchent à contrôler leur poids ont un allié de moins depuis la fermeture de l'unique clinique de la province spécialisée dans la gestion de l'obésité.

Il s’agissait d’une clinique privée au sein de laquelle des psychologues, des médecins et des diététistes travaillaient de concert pour aider les patients à réduire leur poids.

Les patients devaient débourser 3500 $ pour participer à un programme d’un an. La clinique était d’autre part financée par une organisation caritative qui lui remettait une partie des recettes provenant des stationnements d’hôpitaux et des boutiques de cadeaux dans ces mêmes hôpitaux.

Ces sources de revenus ne permettaient toutefois pas à la clinique d’être profitable. Elle faisait un déficit de plus de 100 000 $ par année.

Une économie pour le système de santé

Les professionnels qui y travaillaient affirment toutefois qu’elle permettait de diminuer les coûts du système de santé.

Le Dr Michael Vallis, psychologue à la clinique  Partners for Healthier Weight
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Le Dr Michael Vallis, psychologue à la clinique Partners for Healthier Weight

Photo : CBC/Brett Ruskin

« La gestion de l’obésité nous donne un excellent retour sur l’investissement », affirme le Dr Michael Vallis, psychologue et directeur de la clinique.

L’obésité qui n’est pas traitée, explique-t-il, mène à plus de visites à l’urgence des hôpitaux, à une consommation plus grande de médicaments, mais aussi à des maladies plus graves qui entraînent des hospitalisations.

La régie provinciale de la santé précise que l’obésité est aussi traitée, en Nouvelle-Écosse, par l'entremise de différents programmes publics et par les médecins de famille.

Le Dr Vallis espère que la fermeture de sa clinique ouvrira un débat sur les meilleures façons de traiter l’obésité dans la province.

Plus du quart des Néo-Écossais sont considérés comme obèses, comparativement à la moyenne canadienne de 18 %, selon des données publiées en 2014 par le Journal de l’Association médicale canadienne.

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